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Monde

Argentine. Lutte contre les licenciements

Barrages filtrants et manifestation à Buenos Aires pour PepsiCo

Dix jours à peine avant l’important rendez-vous des élections primaires obligatoires (PASO) desquelles le gouvernement de droite de Macri pourrait sortir en situation de difficulté, les travailleurs et travailleuses de PepsiCo et leurs soutiens ont rappelé quels étaient les réels enjeux de la situation, aujourd’hui, en Argentine, à savoir l’économie et la vague actuelle de licenciements.

Ils avaient annoncé en conférence de presse une journée de manifestation dès 9h, jeudi, devant le ministère du Travail pour exiger une réponse rapide à la question de la fermeture du site de production de Florida, dans la banlieue Nord de Buenos Aires. La mobilisation, en réalité, a commencé deux heures plus tôt. Au petit-matin, ce sont les cinq principaux accès de la capitale argentine qui étaient bloqués par des barrages filtrants mis en place par les grévistes et leurs soutiens, notamment au niveau de l’autoroute panaméricaine et du pont Pueyrredón, du côté des accès Nord et Sud de la capitale.

Générant une formidable opération escargot, les grévistes se sont par la suite rendus comme prévu devant le ministère du Travail avant de finir devant le Congrès, où se dresse leur quartier général depuis le 18 juillet, mis en place à la suite de la grande manifestation de solidarité contre la fermeture de l’usine de Florida après qu’ils ont été expulsés de leur usine qu’ils occupaient depuis fin juin.

Camilo Mones et Catalina Balaguer, représentants des travailleurs en grève, ont souligné à plusieurs reprises pourquoi les PepsiCo soutenaient le projet de loi du Front de Gauche et des Travailleurs présenté au Congrès par la députée du PTS-FIT Nathalia González Seligra : « il est impensable qu’une usine qui tourne, et qui devrait continuer à marcher, ne ferme. Nous sommes en capacité de fournir de la nourriture et des denrées alimentaires pour des centaines de milliers de familles qui en ont besoin. Si PepsiCo ne veut pas le faire, alors c’est à nous à nous d’assurer la production. C’est la raison pour laquelle nous soutenons le projet de loi visant à déclarer l’usine de Florida d’utilité publique et de l’exproprier ».

En pleine campagne des PASO, les PepsiCo continuent à inscrire à l’agenda politique argentin la question des licenciements et des PSE qui se multiplient dans le pays, à un niveau supérieur de ce qui pouvait se voir sous le précédent gouvernement de centre-gauche de Kirchner et qui compte, depuis 2015, avec l’aval et l’appui explicites de la droite au pouvoir.




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