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Politique

6ème opération en 5 mois…

Chasse aux migrants et tout répressif : le gouvernement a vidé le camp de Grande-Synthe

Ce mardi 23 octobre, près de 2 000 réfugiés du campement de Grande-Synthe ont été évacués par les forces de répression. Christophe Castaner, nouveau ministre de l'intérieur, a déclaré tout mettre en œuvre pour que les réfugiés ne reviennent pas, privilégiant une fois de plus le tout répressif.

Crédit photo : François Lo Presti/AFP

Ce mardi 23 octobre, à partir de 7h30, les forces de répression ont procédé à l’évacuation de l’emblématique camp de réfugiés de Grande-Synthe, dans le Nord. Il s’agit là de la sixième opération visant ce camp en 5 mois, dont la dernière remonte à septembre dernier.

Au total, ce sont plus de 1800 réfugiés qui ont été évacués, d’après la préfecture. Christophe Castaner, fraîchement nommé ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur place et a tenu un discours digne de son prédécesseur Gérard Collomb, assurant qu’il allait « faire en sorte » que le campement de Grande Synthe « ne se reproduise pas une énième fois ».

« J’ai demandé au préfet, aux services de l’État d’être particulièrement mobilisés pour que, dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, nous ne soyons pas dans un phénomène de reconstitution d’un camp, ici, de migrants » a également déclaré Castaner à la presse.

Dans un communiqué, la préfecture a annoncé que « plus de 1 800 personnes seront prises en charge et mises à l’abri dans des structures d’hébergement réparties dans l’ensemble de la région des Hauts-de-France et des régions périphériques », avant de préciser vers 17 h avoir pris en charge 1213 personnes. Une fois de plus, la seule solution trouvée par le gouvernement est de traquer et d’enfermer les réfugiés.

S’il est certain que les conditions de vie au sein de camps comme celui de Grande-Synthe sont plus que dramatiques, la politique répressive des autorités est tout aussi intolérable. C’est pourquoi il est urgent d’exiger l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous, ainsi que la régularisation de tous les sans-papiers. Et afin de loger tous les réfugiés, ainsi que tous les sans domicile en général, il est urgent d’exiger la réquisition des logements vides (dont le nombre en France dépasse de loin celui de l’ensemble des sans-abris), afin de mettre un terme définitif au drame des morts dans les rues et dans les camps de réfugiés.




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