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Crimes à Gaza : l’État israélien poursuit les bombardements tandis que Netanyahou encourage ses forces

Après avoir massacré 110 Palestiniens et en avoir blessé plus de 10 000, les forces armées sionistes continuent les attaques contre la bande. C’est la misère de la vie à Gaza, où la pauvreté, la faim et le chômage sont monnaie courante pour ses 2 millions d'habitants.

Les forces aériennes de l’armée israélienne ont bombardé plusieurs installations du mouvement Hamas dans le nord de la bande de Gaza aujourd’hui. L’armée israélienne a fait valoir que « les bombardements ont été perpétrés en réponse au tir présumé hier après-midi contre la ville de Sderot », qui est très proche de la bande ; Israël accuse le Hamas pour l’attaque criminelle menée. Depuis le 30 mars dans la bande de Gaza, plus d’une centaine de Palestiniens ont été tués : « l’organisation terroriste Hamas est la seule responsable des événements qui se produisent à l’intérieur et à l’extérieur de la bande de Gaza », a déclaré l’armée sioniste.

Mais l’État israélien va plus loin et affirme que les manifestations étaient des « émeutes orchestrées » par le Hamas, et considère qu’au moins 24 des morts palestiniens lundi étaient des « terroristes avec un dossier documenté de terreur », justifiant les meurtres, y compris celui d’un bébé de 8 mois.

Celui qui a directement justifié les meurtres était le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a déclaré hier lors de la réception au président du Guatemala, Jimmy Morales, que les « émeutes » à Gaza étaient « un acte de guerre du Hamas » et non des « protestations civiles ». En outre, il a qualifié d’ « excellente » la performance de l’armée israélienne, qu’il a encouragé.

Les protestations palestiniennes pour la Grande Marche de retour et contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem lundi dernier, ont abouti à 60 manifestants palestiniens tués par les tirs israéliens en un jour et deux le lendemain, faisant 110 morts depuis que les manifestations ont commencé, le 30 mars dernier.

En réponse au massacre, l’Autorité nationale palestinienne (ANP) compte dénoncer l’État israélien devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye mardi ou mercredi prochain. La plainte a déjà été signée par le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad al Maliki, qui se rendra à La Haye pour présenter personnellement l’affaire au Bureau du Procureur de la Cour. On ne sait toujours pas si l’ambassade palestinienne dénonce Tel Aviv pour crimes contre l’humanité, pour génocide, ou les deux.

Chômage et pauvreté, la vie dans Gaza

A Gaza, où de nos jours, les attaques du sionisme israélien s’intensifient, il ne s’agit pas seulement de vivre sous les balles des forces israéliennes. La majorité de ses deux millions d’habitants palestiniens vivent dans la pauvreté, coexistant avec un taux de chômage de 44%, le plus élevé au monde selon les données de la Banque mondiale, et 80% de sa population dépend de l’aide internationale pour survivre. En l’an 2000, il y avait 80 000 personnes qui dépendaient de l’aide alimentaire.

Mais après 10 ans de blocus israélien, depuis que le Hamas a pris le contrôle de la région en 2007, les conséquences sociales sont d’une telle ampleur, que la vie à Gaza est devenue misérable pour les Palestiniens qui y vivent. Le manque de nourriture est aggravé par le fait que 90% de l’eau de Gaza est impropre à la consommation humaine, et les Palestiniens sont tenus de payer 1,2 dollar par mètre cube, alors que les colons juifs en Cisjordanie paient 10 centimes de dollar.

Un aperçu de la vie des Palestiniens dans la bande de Gaza, bien que 110 d’entre eux l’aient perdu cette semaine, et plusieurs dizaines sont dans un état critique dans les hôpitaux mal équipés de la région. Entre temps Netanyahu parle de « succès » et continue à encourager les forces sionistes.




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