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La jeunesse contre la réaction

Des pro-Bolsonaro repoussés des universités de Brasilia et de São Paulo par les étudiants

Au lendemain de la victoire de l’ultra-réactionnaire Bolsonaro, des centaines d’étudiants de l’université de Brasilia et de São Paulo ont réussi à chasser de leur fac les rassemblements célébrant la victoire de l’extrême-droite.

Avant le résultat des élections, mettant à la tête du Brésil l’ultra-réactionnaire Bolsonaro, une part importante de la jeunesse luttait déjà pour combattre l’extrême-droite, dans les rues en manifestant massivement, mais aussi au sein des universités. Des mouvements fortement réprimés par la police : dans 28 universités, la police était intervenue pour retirer des affichages anti-fascistes, une assemblée générale à l’université Federal da Fronteria Sul « contre le fascisme, la dictature et la fin de l’éducation publique » avait tout bonnement été interdite.

Alors que lundi, une quinzaine d’étudiants de l’université de Brasilia se retrouvait pour un rassemblement afin de célébrer la victoire de Bolsonaro, ceux-ci ont été contraints de partir par des centaines d’étudiants.

De même, la manifestation pro-Bolsonaro devant se tenir à l’université de São Paulo a été un fiasco complet. Cette « marche pour la victoire » avait été largement appelée sur les réseaux sociaux, proposant un parcours dans les départements les plus militants de l’université pour un « circuit de natation dans les larmes de la gauche ». Un contre-événement sur les réseaux sociaux avait tourné, lancé par les étudiants du département de philosophie, « FFLCH est antifasciste : en défense de notre université ».

Si la manifestation pro-Bolsonariste était plus que réduite – une trentaine de participants –, la présidence avait néanmoins appelé la police pour la faire protéger. De l’autre côté, des centaines d’étudiants se sont organisés et ont manifesté pour la préservation de l’éducation publique et contre Bolsonaro.

La résistance qui fleurit dans les universités contre Bolsonaro est nécessaire pour opposer à la réaction une autre voix, celle des travailleurs et de la jeunesse. Le fait que les mouvements venant de la jeunesse aient été autant réprimés durant la campagne est bien la preuve que la radicalité de celle-ci fait peur aux classes dominantes. L’organisation en comités de base, sur les lieux d’étude et de travail est aujourd’hui urgente pour battre en brèche Bolsonaro et ses soutiens.




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