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Genres et Sexualités

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Deuxième rassemblement à Toulouse pour le droit à l’IVG

Une semaine après une première manifestation, cent cinquante personnes se sont rassemblées ce jeudi 28 dans la ville rose pour défendre le droit à l’IVG, libre, gratuit, et sans délai.

Crédit Photo : Lucie Dumas

En cette journée internationale pour le droit à l’IVG, ce rassemblement, à l’appel de différentes organisations (CGT, Solidaires, NPA, FSU, UET…), rassemblées autour du collectif « Avortement, les femmes décident ! France-Sud » a été un franc succès. Une première manifestation avait eu lieu le 23 septembre où s’étaient déjà réunies plusieurs centaines de personnes.

Le rassemblement a eu lieu en face de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, ancien établissement hospitalier qui accueille aujourd’hui le centre administratif du CHU de Toulouse. Lieu qui n’est pas anodin étant donné que depuis plusieurs années l’effectif hospitalier ne cesse de baisser alors même que la population toulousaine augmente, tout comme ses besoins en soins. La charge de travail pour le personnel hospitalier augmente considérablement à son dépend et à celui des patients. Une telle situation ne permet pas toujours aux femmes désirant se faire avorter une prise en charge assez rapide pour qu’elle puisse bénéficiait d’une IVG par voie médicamenteuse.

Après un tour de paroles, d’organisations et d’individus, la chorale révolutionnaire « La Canaille du Midi » a entonné plusieurs chants féministes, donnant une ambiance chaleureuse à la mobilisation. Abordant la question de la fragilité de notre droit à l’IVG en France, de la portée hautement internationale de cette lutte, des ordonnances de Macron dont les femmes seront les premières victimes, ce rassemblement a été l’occasion de montrer notre détermination à faire respecter et à élargir le droit élémentaire à ce que les femmes disposent librement de leur corps, et de leur vie.

Car si il nous est aujourd’hui encore légalement possible d’avorter en France,son accès n’est pas pour autant assuré pour toutes les femmes. Il est plus compliqué d’avorter lorsque l’on vient d’un quartier populaire que si on habite dans le XVème et qu’on a les moyens d’aller dans une clinique privée. Les planning familiaux sont menacés par le manque de financement notamment à Toulouse. Le manque de financement au niveau des CHU est criant. Faute de capacité d’accueil, les délais légaux sont parfois dépassés. Un témoignage mis en ligne l’an passé par la section syndicale CGT du CHU toulousain le montre malheureusement très bien. Une infirmière raconte sa galère dans la soirée du 6 janvier, lors de laquelle elle s’est retrouvée seule pour s’occuper de 14 patientes dans le service gynécologie de l’hôpital Paule-de-Viguier, à Purpan.

Le doit à l’avortement est constamment remis en question sur l’ensemble du globe, quand il n’est pas purement et simplement interdit ou limité. Ce rassemblement a donc permis de réaffirmer notre volonté de nous battre pour garantir notre droit à avorter, notre volonté de nous émanciper de ce système patriarcal et notre solidarité avec les femmes du monde entier.




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