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Monde

Les travailleurs n'ont pas encore dit leur dernier mot

Egypte. A sept ans de la chute de Hosni Moubarak

25 janvier 2011. A sept ans d'une lutte héroïque du peuple égyptien qui faisait tomber le gouvernement du dictateur Hosni Moubarak. Après la chute de Zine Ben Ali en Tunisie, juste quelques jours auparavant, il s'agissait d'un dur coup de la part de la jeunesse, des travailleurs et des classes populaires contre les capitalistes locaux ainsi que pour les puissances impérialistes.

La chute de Moubarak en Egypte a été particulièrement importante car ce dernier était un allié central des puissances occidentales, notamment des Etats Unis et leur enclave colonialiste, l’Etat sioniste d’Israël.

Des milliers de personnes ont perdu leur vie au cours de cette lutte ; des grèves éclataient un peu partout dans les régions ouvrières ; on chassait les "petits Moubarak" des usines mais aussi des syndicats.

C’est cette configuration qui explique la violence de la contre-révolution. Après le gouvernement des Frères Musulmans, qui a su mener une dure répression, c’est Abdel al-Sissi qui est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat. Depuis, une sauvage répression s’abat contre le mouvement ouvrier et la jeunesse. L’assassinat du jeune chercheur italien Giulio Regeni étant peut-être l’exemple le plus clair de cette répression pour le "public" occidental : apparemment sa recherche sur le syndicalisme indépendant après la révolution dérangeait beaucoup les patrons et le gouvernement.

Aujourd’hui la situation en Egypte est clairement réactionnaire, la contre-révolution a pris le pas. Cependant, le régime militaire est bien plus fragile et instable que sous Moubarak. Les travailleurs et les classes populaires n’ont pas encore dit leur dernier mot. Et le pouvoir est bien conscient de cela. Une étincelle pourrait faire repartir la flamme révolutionnaire.




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