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Politique

Welcome sur le plateau de France 2

« Enculé, ordure ! ». Philippe Poutou insulté par les flics

Le départ de Philippe Poutou du plateau télé de France 2, jeudi soir, a été quelque peu mouvementé. Le candidat du NPA a été pris à partie par les policiers en charge de la sécurité. Violemment.

Crédit Photos : Martin BUREAU / AFP

Déjà, à l’arrivée, l’accueil n’avait pas été des plus chaleureux pour Philippe Poutou et plusieurs membres de son équipe de campagne. Mais c’est en sortant que Philippe a dû essuyer des insultes. Homophobes, bien entendu. On ne pouvait s’attendre à rien d’autre de la part des forces de répression.

En dépit de son statut très officiel de candidat, que certains plantons, semble-t-il, ne voulaient lui reconnaître à l’arrivée, il s’est fait insulté à la sortie : « on a besoin de nos armes », lui a-t-il été lancé, suivi de « enculé ! », « ordures ! ». Qu’il s’agisse des meurtres policiers que d’autres appellent bavures et qui finissent, généralement sur des non-lieux, de même que des positions de Poutou sur le désarmement de la police, il semblerait que les prises-de-position du NPA ne plaisent pas à tout le monde.

Un tel comportement révèle, une fois de plus, le caractère anti-démocratique de ces élections qui segmentent et saucissonnent entre « petits » et « gros » candidats, candidats fréquentables et ceux qui ne le seraient pas.

Se croyant tout permis par l’autorisation à abattre qui leur a été délivrée par le gouvernement et sa majorité, remontée par la dernière fusillade en date, la police a laissé voir, jeudi soir, de façon très révélatrice, ce qu’elle était. Si les flics en faction devant un bâtiment abritant les candidats à la présidentielle sont capables d’insulter l’un d’eux, on imagine comment interviennent leurs collègues dans les quartiers et dans les manifs, quand elle est confrontée à des jeunes et des travailleurs en lutte.

Voilà autant de raisons pour se préparer, encore plus conséquemment, aux combats à venir, en faisant le choix de voter NPA là où d’autres rendent hommage aux forces de répression ou appellent de leurs vœux au rétablissement d’une police de proximité. Dans le cas du départ de Poutou du plateau, jeudi soir, ce n’est plus de la proximité ni du registre familier : c’est la réaction en mouvement.




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