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Notre classe

Convergence des luttes

Front Social : de l’Assemblée générale parisienne à la rencontre nationale

Une centaine de personnes à l’assemblée générale parisienne du front social ce mercredi 7 juin au soir. Après sa manifestation du 22 avril à la veille du premier tour des présidentielles, puis celle du 8 mai, lendemain du second tour, qui avait regroupé autour d’elle les secteurs dores et déjà déterminés à contrer Macron et ses ordonnances, il s’agissait ce soir de préparer la prochaine : le 19 juin, au lendemain des législatives.

Dans la salle, un auditoire divers. Syndicaliste de la CGT Commerce, enseignant membre du collectif Touche pas à ma Zep, étudiant de Paris 7, acteur de Nuit Debout, zadiste de Notre-Dame des Landes, militant du quartier populaire d’Aulnay, retraité de la RATP… tous racontent leurs luttes locales, dans le temps ou récemment, et organisent la manifestation du 19 juin prochain.

« Le Front Social a organisé la première manifestation à la veille des présidentielles, et s’apprêtent à tenir le premier défilé de rue au lendemain des législatives » rappelle Gaël Quirante, militant à Sud Poste 92 et l’un des fondateurs du Front Social, aux côtés de Mickaël Wamen de la CGT Goodyear, et de Romain Altman de la CGT Info’Com.

Au-delà de la manifestation, c’est une réflexion sur le cadre du regroupement qui tisse la toile de fond. Des collectifs du Front Social fleurissent à d’autres endroits, dans les départements du 91, 92, 93, à Paris 20ème et également en province comme à Montpellier ou Saint-Nazaire par exemple. Mais comment accomplir les objectifs premiers que se fixent le Front Social ? Celui de regrouper les sections syndicales combatives qui ne veulent pas rester à la remorque de leurs dirigeants syndicaux qui dialoguent sagement avec Macron et ses acolytes. En entrainant bien plus largement autour d’elles.

« Ce n’est pas seulement des manifestations qu’il faut construire, mais mettre des sections de travailleurs autour d’une table pour discuter vraiment, et construire la grève, pour toucher directement au porte-monnaie et établir ainsi le rapport de force » propose Anasse, syndicaliste Sud Rail à Paris Nord.

Une discussion restée ouverte sur le fonctionnement du cadre, ainsi que le programme dans lequel pourront se reconnaitre les travailleurs et l’ensemble des secteurs populaires qui ne peuvent attendre les tergiversations des directions syndicales. Et qui devrait se poursuivre ce samedi 10 juin lors de la première rencontre nationale du Front Social qui se tiendra de 10h à 17h au 29 boulevard du Temple à Paris.

Appel : RENCONTRE NATIONALE DU FRONT SOCIAL LE 10 JUIN À PARIS

Après le succès des mobilisation du 1er tour social le 22 avril et la première manifestation du quinquennat Macron le 8 mai, retrouvons-nous pour débattre, échanger et construire le nécessaire #FrontSocial.

Cette réunion nationale sera l’occasion de discuter des positions communes à défendre pour notre réseau mais aussi définir un mode de fonctionnement et nos activités pour les semaines à venir.

Que vous soyez une organisation, un syndicat, un collectif, une association, un militant… prenez date et venez construire l’indispensable riposte à Macron, sa nouvelle loi travail, ses ordonnances, l’état d’urgence, la représsion et tous les autres mesures libérales de sa politique anti-sociale.

Crédit Photo : Sud Poste 92




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