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Notre classe

Contre-offensive du patronat

Grève éclair pour les postiers de Rivesaltes

En 2016 les postiers de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales ont fait une grève qui a duré 7 mois. Aujourd'hui, ils reprennent leurs luttes contre la Direction de La Poste pour obtenir la mise en application des revendications de fin de conflit négociées durant leurs dernières grèves.

Ce matin, devant le parvis de la Poste à Rivesaltes, village situé à quelques kilomètres de la ville de Perpignan dans le département des Pyrénées-Orientales, nous pouvions voir une cinquantaine de visages que nous avions vus auparavant en 2016. Ces salariés avaient obtenu satisfaction de leurs revendications avec la signature d’un contrat de fin de conflit qui engageait directement la Direction de La Poste dans ce département, engagements obtenus au bout d’une grève exemplaire qui a duré plus de 7 mois. Ils avaient repris le travail en juillet dernier, après la lutte la plus longue de l’histoire de la Poste.


Le patronat souhaite revenir sur la signature de fin de conflit

Il y a quelques jours les postiers avaient voté la grève illimitée car les cadres de la Poste n’ont pas respecté les accords du protocole de reprise, signé en juillet 2016. Ils ont depuis, repris le travail, avec l’assurance d’un rendez-vous avec la Direction mardi prochain. Finalement, le fait que les salariés aient été si combatifs a obligé la Direction à répondre plus rapidement à leurs revendications sous peine d’une lutte plus importante et pour éviter la contagion. Une postière en lutte précisait : « Ce qui est dommageable, c’est que lorsqu’on fait une grève aussi longue, que l’on tombe sur un accord avec un employeur et que cet accord est signé, on s’attend à ce qu’il soit respecté dans sa totalité. ». De plus il avait été décidé que les dimanches et jours fériés seraient payés - 46 au total - ce qui n’est toujours pas le cas aujourd’hui.


Une solidarité sans fin et sans faille

Suite à ce conflit, tous les postiers ont repris le travail en restant toutefois attentifs à la mise en application effective de leurs revendications. Par ailleurs, les salariés avaient obtenu de nouvelles embauches en CDI pour désengorger les services. La Poste locale a été condamnée pour avoir employé des intérimaires pour remplacer les grévistes durant le conflit de l’an passé, ce qui est illégal ; les salariés grévistes ont obtenu, avec leur grève, des CDI pour tous ceux qui les ont remplacés durant ces 7 mois. La lutte sera solidaire ou ne sera pas. Suite à cette grande lutte, tous les salariés ont gardé contact, avec la mise en place de journées pour se retrouver.

Ils doivent obtenir sans concessions leurs revendications dans le respect correspondant aux signatures de fin de conflit et de reprise du travail. Les directions d’entreprises n’ont pas à se substituer au droit de grève et à revenir sur les signatures qu’elles ont elles-même apposées. Imposons nos droits aux patrons négligents et suivons de près ces affaires pour être sûrs que ces salariés auront gain de cause.




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