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Politique

Au summum de l’indécence

« Je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave » : une députée LREM raconte ses galères…

C’est dans un article de l’Opinion que certains députés La République en Marche se sont lâchés. Depuis que la « société civile » s’est installé à l’Elysée, certains, notamment un chef d’entreprise a vu son salaire « baissé » de 8000 euros à 5000 euros par mois, de sorte qu’il doit désormais manger pas mal de pates, ou encore devoir déménager… Décidément, le mépris de classe n’a plus de limites pour les partisans de Macron.

Crédits Photos : LIONEL BONAVENTURE / AFP

Dans un article, l’Opinion revient sur la rémunération des élus de la République En Marche. L’article tente de donner la voix à ceux qui n’en ont pas : les députés…
Pauvres d’eux-mêmes. Nombre d’entre eux ont dû, selon l’article, accepter un salaire moins important qu’auparavant. Par mois, ces élus empochent la modique somme de 5.000 euros net, dont le montant sera malheureusement fiscalisés à 100 % dès 2018. A cause des changements opérés par Emmanuel Macron, nombre d’entre eux verront leur niveau de vie à la baisse. « Je vais moins souvent au restaurant, confie une députée LREM à l’Opinion. Je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. » Auparavant, elle gagnait 8.000 euros par mois pour son poste de chef d’entreprise. Tel est la « société civile » made in Macron, peuplée de chef d’entreprise.

Photo L’opinion : © Kak

Dépitée par sa situation financière, la députée n’est pas optimiste quand elle pense à l’avenir dans l’Assemblée nationale. « Pour beaucoup, la question de tenir jusqu’au bout va se poser », lâche-t-elle. Et ce n’est pas une exception : « Je n’ai jamais autant bossé pour si peu », s’agace un élu. Mais certains tiennent tout de même à tempérer leurs propos. "Face à une aide-soignante, on sait que l’on ne peut pas dire ça, explique un député. Je ne vais pas me plaindre de gagner 5.000 euros par mois !". Selon l’opinion, ces « gagnants du Loto » restent une exception.

En définitive, cette article de L’opinion sonne comme un appel à donner voix aux députés inaudible de l’Assemblée Nationale. Plus encore, le journal ajoute : « Pour faire face à cette baisse de leur train de vie, certains de ces nouveaux élus ont choisi de continuer à temps partiel leur activité professionnelle. En contradiction avec la promesse de campagne du candidat Macron, qui s’était engagé à faire élire des députés qui se consacreraient uniquement à leur mandat… ». L’indécence et le mépris de classe n’ont vraisemblablement pas de limites, d’autant que ce sont ces mêmes députés qui votent et imposent aux exploités et aux opprimés, la précarité et le chômage pour tous.




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