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Monde

Tensions diplomatiques

L’Europe et les États-Unis dénoncent une cyber attaque russe d’envergure

Plusieurs États, dont l'Angleterre, les Pays-Bas, le Canada et les Etats-Unis ont condamné la Russie pour toute une série d’attaques informatiques, la justice américaine étant également à la recherche de 7 membres supposés du GRU, le service de renseignement russe, pour plusieurs cyber attaques dont celle qui aurait interféré dans les élections américaines.

Après l’ingérence probable d’un groupe de hackers appartenant au GRU (services de renseignement russe) dans les élections américaines, hackers encore recherchés actuellement, la Russie est de nouveau accusée d’avoir organisé une Cyber attaque, cette fois aux Pays-Bas. Celle-ci fait suite à l’assassinat de l’ancien agent double Sergueï Skripal et de sa fille, officiant en Russie pour le compte de l’Angleterre. Suite à cet assassinat, une centaine de diplomates russes avaient été expulsés de nombreux pays, dont une des Etats-Unis, en solidarité avec l’Angleterre. Cette condamnation, qui avait été effectuée par 14 pays, avait temporairement affaibli la Russie sur le plan international, vue comme un État peu digne de confiance. Les services russes, qui nient toute implication dans ces événements, allant jusqu’à souligner la paranoïa des pays occidentaux, risquent de perdre leur crédibilité au vu de leur très probable dernière intervention : des hackers russes auraient tenté de s’infiltrer dans le réseau de l’OIAC ( Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques), organisme qui étudie notamment le poison qui a tué Sergueï Skripal et sa fille, apparemment un ancien poison utilisé par l’URSS. Ces hackers ont été arrêtés dans le parking de l’OIAC, dans une camionnette remplie de matériel d’espionnage. L’un d’eux avait également une facture de taxi, facture qui indique un trajet allant d’un site de renseignement militaire Russe jusqu’à l’aéroport de Moscou, ainsi qu’un téléphone qui aurait été activé au sein de ce centre. Des accusations dures à réfuter donc, qui ont entraîné une condamnation collective de la part de l’Angleterre, du Canada - dont le centre Anti-dopage (AMA) avait également été piraté -, et des États-Unis, qui cherchent à diminuer l’influence de la Russie.

Parmi les absents de ces condamnations, l’État français, qui cherche à ne pas se brouiller diplomatiquement. Une position qui n’est certainement pas sans rapports avec la nouvelle politique commerciale protectionniste de Trump : Macron pourrait en effet être tenté de ne pas trop détériorer ses relations avec la Russie. Dans le cas où les relations commerciales avec les États-Unis se verraient de plus en plus en plus difficile, la Russie pourrait être un partenaire commercial intéressant pour la France et d’autres pays d’Europe.

Pour autant, bien que la Russie soit en ce moment dans le viseur des médias occidentaux et de nombreux États concernant ces affaires d’espionnage, Poutine est loin d’être le seul à faire appel à ces méthodes. Ces affaires ne sont pas sans rappeler - entre autres - que François Hollande, avait admis à la fin de son mandat avoir approuvé 4 assassinat illégaux. Des pratiques qui sont par ailleurs loin d’avoir été cantonnées au seul mandat du président PS.

Photo : AFP




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