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Notre classe

Communiqué de l'UL CGT Nantes

L’UL CGT Nantes condamne la répression à Notre-Dame-des-Landes

Nous publions ci-dessous, un communiqué de l’Union Locale CGT NANTES condamnant l’intervention des forces de l'ordre sur le site de la ZAD de Notre Dame des Landes.

Crédits photo : AFP

L’UNION LOCALE CGT DE NANTES condamne fermement l’intervention des forces de l’ordre actuellement en cours sur le site de la ZAD de Notre Dame des Landes.

Au-delà des points de vue parfois différents que l’on peut avoir sur l’occupation du site de la ZAD il est inadmissible que l’État emploie de tels moyens disproportionnés, répressifs, faisant usage de violences à l’égard de personnes qui sont présentes en majorité de façon pacifique.

Nous nous interrogeons sur l’utilité de cette intervention maintenant et sur la volonté du Gouvernement de masquer la contestation sociale grandissante dans le pays : cheminots, électriciens-gaziers, salariés du commerce, fonctionnaires, salariés des EPHAD, étudiants….

D’une manière générale cette intervention s’inscrit dans une logique globale de répression par la force des mouvements de contestation en cours dans notre pays contre les différents projets Gouvernementaux visant à détruire le code du travail, casser les services publics, mettre à mal la Sécurité Sociale, mettre en danger notre système de santé, imposer un système néolibéral, détruire l’héritage du Conseil National de la Résistance, des conquis sociaux et du modèle du société qui en résultent.

A Nantes il n’est plus possible de manifester pacifiquement, sans subir de jets de gaz lacrymogènes, de grenades de désencerclement, de canon à eau, de coups de matraques, entraînant à chaque manifestation des traumatismes nécessitant des interventions aux urgences.
A plusieurs reprises des manifestants, dont des militants CGT, ont été interpellés pour des raisons souvent obscures.

Dans plusieurs facultés en France des CRS sont intervenus contre des étudiants, ce alors qu’à plusieurs endroits des groupuscules d’extrême droite interviennent avec violence sans être inquiétés.

Nous nous inquiétons et nous condamnons cette dérive autoritaire du pouvoir actuellement en place.
Doit-on attendre qu’un drame se produise ? Doit-on accepter silencieusement que toute contestation s’avère impossible parce qu’étouffée par un pouvoir dérivant de plus en plus vers une tentation autoritariste ?

L’UNION LOCALE CGT DE NANTES




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