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Politique

Etudiants-cheminots-secteurs en lutte !

Le 19 avril, manifestons pour construire le « tous ensemble » contre Macron et son monde

À l’orée d’une journée de grève et de mobilisation nationale à l’appel de la CGT, de Solidaires et la FSU, Macron, bien aidé par les médias, multiplie les provocations pour tenter de criminaliser le mouvement de grève des cheminots. Plus que jamais, il est temps de passer à la contre-offensive !

« On n’est pas à 3 000 euros en moyenne par mois, ni à 50 000 comme madame Borne ou madame Parly ! C’est inadmissible ! On n’est pas du CAC 40, nous. Notre force de travail, c’est nos mains ! », c’est un message on ne peut plus clair qu’a adressé un cheminot à Macron ce mercredi à A Saint-Dié-des-Vosges. A travers une interpellation qui a fait le tour des médias, ce cheminot a illustré de quel côté se trouvent les véritables privilégiés. « Il faut cesser de prendre les gens en otage », a rétorqué Macron à la défensive face à la détermination des cheminots.

Le vote ce mardi, à l’Assemblée, de la réforme du rail n’a semble-t-il pas entamé la détermination des cheminots. A Marseille, dans une Assemblée Générale de mécanos, un syndicaliste SUD expliquait : « On est dans une séquence politique et médiatique importante, il ne faut pas penser que parce que c’est voté, c’est plié. On ne doit pas rentrer dans le rang ! Il faut se rapprocher des autres luttes ». Ce rapprochement est en train de s’opérer avec les travailleurs de la RATP qui seront en grève les 19 et 20 avril avec les cheminots, ou encore les travailleurs de l’énergie.

A l’Assemblée Générale de Gare du Nord, ce mercredi, les cheminots en grève reconductible, discutent convergence d’autant plus que des agents hospitaliers sont venus demander de l’aide aux militants. « Demain, quand vous partez à la manifestation, vous passez en cortège nous chercher pour mobiliser les gens. On sait qu’après vous, c’est nous. Macron est en train de revoir tous les statuts, donc comptez sur nous », explique une hospitalière à la tribune. Cette convergence entre les différents secteurs, comme les travailleurs d’Air France, de la RATP, de l’énergie, contre la destruction du service public, il s’agira de la construire à la base.

Plus encore, c’est désormais la mobilisation étudiante qui fait la une des médias. A la une des dizaines de milliers d’« agitateurs professionnels » sont montrés parcourant inlassablement les facultés de l’hexagone. Mobilisée dans une trentaine d’universités contre la sélection, cette petite « minorité » a tout de même bloqué 20 universités. Plus encore, c’est l’une des universités de l’élite, Sciences Po Paris, l’université de Macron, qui entre maintenant dans le mouvement. Ce 19 avril pourrait être l’occasion de consolider les liens, encore embryonnaires, entre les cheminots et les étudiants.

À l’opposé du dernier baroud d’honneur dont rêve Macron, mais sans nier les difficultés notamment dues à la stratégie de la grève saute-mouton, ce 19 avril doit servir de point d’appui à la massification de la grève reconductible, sous contrôle des Assemblées Générales, en convergence avec le mouvement étudiant comme un catalyseur. Comme l’appel du 14 avril, un communiqué écrit par les militants Sud-Rail, de Chambéry, PACA, Paris-Est, Paris-Nord, Paris Rive Gauche, Paris-Saint-Lazare, Tours, « le 19 massivement en grève et dans la rue ! Le 20 on continuera. »

Crédits : Emmanuel Charmeline




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