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Politique

L’exemple de PSA Mulhouse

Le 22 mars, construire une mobilisation unitaire contre les attaques du gouvernement

Les cheminots, la fonction publique et plusieurs autres secteurs ont décidé de se mobiliser le 22 mars. Pour construire un mouvement d’ensemble à la hauteur du plan du gouvernement Macron, qui ne touche pas seulement le statut des cheminot, l’écueil à éviter serait évidemment celui de tomber dans le piège du corporatisme qui empêcherait que d’autres secteurs ne se joignent à la bataille. Car l’attaque qu’est en train d’élaborer le gouvernement est belle est bien globale, elle affectera l’ensemble de la classe ouvrière.

La destruction du statut de cheminot qui est au cœur de l’actualité est en réalité une attaque en profondeur qui se veut ouvrir la voie pour la destruction des acquis de l’ensemble de la classe ouvrière et de ses intérêts.

Avec la mobilisation du 22 mars, les camarades cheminots seront évidemment les premiers à donner le ton. Mais dans d’autres secteurs, des mots d’ordre appelant à la grève commencent également à émerger, à l’image du secteur automobile dans lequel PSA au moins, voire l’ensemble du secteur, appelle également à la grève le 22 mars. Cet appel à la mobilisation se veut créer les conditions d’une première riposte contre la politique du patronat et celle de l’UIMM qui prévoit la destruction des conventions collectives et de tous les avantages du secteur métallurgique, qui ont été acquis par différentes luttes passées. Notre force se construira en étant aux côtés de nos camarades du ferroviaire ce jeudi 22 mars, journée dont l’enjeu sera de jeter les jalons d’une mobilisation d’ensemble pouvant unifier tous les secteurs de la classe ouvrière dans un même combat.

Créer un pont d’organisation entre le public et le privé

Le gouvernement Macron a mis en place une forte propagande concernant les soi-disant « privilèges » du statut de cheminot, qui sont en réalité bien maigres en comparaison de ceux dont bénéficient les patrons du CAC 40, ceux qui récoltent les fruits de notre travail, ces mêmes qui passent sur les plateaux télé pour cracher à la figure des travailleurs, des sans-abris, ou encore des intérimaires de PSA qui gagnent en un an ce que récolte le PDG Carlos Tavares en un jour. Et ils voudraient nous faire envier les cheminots, nous faire vouloir casser leur statut, se placer contre eux aux côtés de ceux qui nous exploitent tous les jours, car ils seraient des « privilégiés ». En réalité, une défaite des cheminots serait une défaite de l’ensemble de la classe, autant des travailleurs du public que ceux du privé, des retraités et de la jeunesse.

Unifier aujourd’hui pour être en mesure de gagner demain

Le 22 mars, la CGT du groupe PSA appellera à la grève sur ses propres revendications : embauche des intérimaires, création de postes supplémentaire, création des lignes de montages supplémentaires, et augmentation des salaires des intérimaires aux sous-traitants. Cette politique unitaire a pour objectif de jeter les bases d’une mobilisation d’ensemble, afin de créer les conditions d’émergence d’une lutte intersectorielle, nécessité pour dépasser les confédérations syndicales qui sont prêtes à négocier les reculs. L’urgence est plus que jamais à l’auto-organisation dans nos secteurs et de créer une solidarité envers les cheminots, qui ne peut qu’être un tremplin vers une lutte générale contre la politique patronale de Macron et son monde.




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