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Notre classe

Répression policière

Mulhouse. Blocage du site de production Plastic Omnium de Pfastatt par les gilets jaunes

Acharnement, répression, tirs de flashballs et arrestations arbitraires ce vendredi 21 décembre à l’usine de Omnium à Pfastatt lors d’un blocage du site par des gilets jaunes.

Photo d’illustration

Toujours dans le cadre de la lutte contre Macron et son monde, les gilets jaunes s’étaient donnés rendez-vous pour une opération de blocage du site de production Plastic Omnium, qui fait des pot échappements pour le site PSA Mulhouse. Celui-ci travaille en flux-tendu, avec des livraisons en camion : c’est donc directement au capital du groupe PSA que s’attaquent les gilets jaunes. Une entreprise qui fait des milliards de profits, et qui précarise les emplois avec des salaires proches de Smic et des conditions de travail très difficiles, et c’est bien au capitalisme que les gilets jaunes se sont attaqués, et bien entendu les forces de répressions qui sont toujours au garde à vous pour défendre les exploiteurs, dont PSA Mulhouse, qui fait la pluie et le beau temps dans la région. Surtout le mauvais en réalité.

Après déjà plusieurs opération de ce type, Castaner, le ministre de intérieur, veut imposer la fin du mouvement en ordonnant une répression sauvage contre les gilets jaunes qui veulent continuer à mettre à mal l’économie. Il y a de plus la peur de l’unification de l’ensemble de la classe ouvrière.

Flashballs et répression pendant l’opération de blocage à l’usine

A peine les gilets jaunes étaient-ils arrivés sur place que le gendarmerie et la BAC étaient sur les dents pour empêcher le blocage mais surtout pour réprimer violemment les gilets jaunes qui n’acceptent toujours pas le mépris de classe du gouvernement, et qui veulent faire la peau au monde de Macron. Les forces de répressions avaient l’ordre d’évacuer, mais aussi de faire passer un mauvais moment aux gilets jaunes pour leur apprendre à se révolter contre l’ordre établi. Très rapidement, le ton est monté d’un cran pour évacuer les gilets jaunes, après une charge violente avec gazage et coup de matraque sur des manifestants pacifiques. Il y a également eu des tirs de flashballs qui ont fait 3 victimes et ce alors qu’il n’y avait aucune menace contre les forces de répression. Un gilet jaune a été touché à la tête, un autre avait sa main en sang et un 3eme a également été touché.

Par la suite, les pompiers qui ont voulu intervenir pour prendre en charge les blessés ont été bloqués par le barrage des gendarmes. Par ailleurs, la police nie avoir fait usage des flashballs alors que des preuves sont bien présentes sur le lieu. Ce qui est sûr, c’est que cette répression, n’arrêtera pas la détermination des gilets jaunes du Haut-Rhin de continuer le combat, bien au contraire !

Le 21 décembre au matin 13 arrestations et des gardes à vue pour « violence » contre les forces de l’ordre

Suite à la répression dans la rue, c’est le volet judiciaire qui s’est ajouté pour intimider les gilets jaunes qui luttent, avec 13 arrestations pour violences contre des représentants de l’ordre alors que, au cours de l’opération c’est bien les gilets jaunes qui ont été victime de répressions et de violence policières, avec les coups de matraque, des gazages et des tirs de flashball. Ce sont des arrestations totalement arbitraires pour faire condamner quelques gilets jaunes et terroriser les autre. Alors que c’est bien le système qui nous broie tous, et la peur du gouvernement que la résistance et la durée du mouvement puissent mettre le feu partout dans le pays. Une peur d’autant plus fondée que la colère ne retombe pas et que des jonctions se font, notamment avec la classe ouvrière qui peut bloquer l’économie par la grève générale. Comme nous le voyons dans les équipes syndicales combatives, de la CGT et autres qui veulent un front unique de lutte contre Macron et le capitalisme qui nous tuent, nous avons les mêmes intérêts à défendre, pour mettre en place un monde sans classe et sans exploiteur.

Crédit photo : Julien Tetart/Twitter




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