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Politique

Gouvernement « intransigeant »

Notre Dame des Landes. La répression reprendra le 14 mai

Sur les ondes d'Europe 1, Edouard Philippe a abordé la question de l'évacuation de Notre Dame des Landes. Le premier ministre a ainsi annoncé que « Ceux qui ne veulent pas respecter ce processus ont vocation à quitter les terrains ». Une date butoir a même été annoncée, pour le 14 mai prochain.

Crédit Photo : Photothèque Rouge/Romain

La déclaration d’Edouard Philippe a le mérite d’être claire. En effet, ce jeudi 26 avril, le premier ministre était sur les ondes d’Europe 1. Entre autre sujet, dont la question de la mobilisation contre la réforme ferroviaire où Philippe a réaffirmé à foison sa grande « fermeté », le dossier de Notre-Dame des Landes était au menu. Et le premier ministre a annoncé la couleur.

« Ceux qui ne veulent pas respecter ce processus ont vocation à quitter les terrains » a t-il ainsi annoncé, s’appuyant sur le fait que « 28 occupants illégaux ont accepté la main tendue de l’État ». Et une date butoir a même été avancée : le 14 mai.

Bien sûr, cette déclaration n’est pas surprenante, tant la répression a été forte à Notre-Dame des Landes ces dernières semaines, avec un coût total dépassant les 5 millions d’euros. Un chiffre qui témoigne à lui seul de l’ampleur de l’arsenal quasi-militaire déployé sur la zone pour déloger les zadistes. Toutefois, le fait de fixer un ultimatum clair, alors que NDDL est devenu un véritable bourbier pour le gouvernement, apparaît comme une véritable provocation. Le message est clair : rendez vous, ou nous allons vous écraser.

Le 14 mai marquera donc la reprise de la répression, jusqu’à évacuation totale des zadistes refusant le compromis honteux proposé par l’Etat. Le but étant, par là même, de ne pas jeter d’huile sur le feu alors que le mouvement étudiant et les cheminots sont aujourd’hui en pleine mobilisation.




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