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Répression patronale

Park Hyatt. 2 grévistes hospitalisés après leur agression par les agents de sécurité de l’hôtel

Pour le 19eme jour de grève, la direction de l'hôtel Park Hyatt Vendôme a décidé de passer un cap dans la répression des grévistes. Deux personnels grévistes ont été agressés par la sécurité et ont été hospitalisés.

Depuis le début de leur grève pour de meilleures conditions de travail, les personnels en grève du Park Hyatt Vendôme se retrouvent tous les matins pour tenir un piquet devant l’hôtel. La direction leur interdit de rentrer dans l’hôtel, y compris pour accéder aux toilettes, et fait appel tous les matins à d’autres personnels pour les remplacer et casser la grève. Les grévistes tentent tous les matins de les empêcher de rentrer.

Ce vendredi matin, alors que les personnels étaient sur le piquet, la sécurité s’en est prise à deux personnels. Frappés violemment, Soufiane et Moussa ont fini à l’hôpital. Pendant ce temps là, l’hôtel et la société de sous-traitance STN refusent toujours de les recevoir et d’entendre les grévistes. La police est également présente tous les jours aux alentours de l’hôtel pour intimider les grévistes et "protéger" l’hôtel de luxe.

Après l’agression, les grévistes choqués par ce niveau de répression comptent bien dénoncer cette agression, les méthodes de l’hôtel pour réprimer leur grève et ne comptent pas arrêter leur combat. "Hyatt agresseur des grévistes" scandaient-ils à peine quelques minutes après l’agression. Une gréviste, en colère par ce qui vient de se passer, ne comprend pas une telle violence : "on fait juste grève. Ils n’ont pas le droit de nous réprimer comme ça, de nous agresser". Et il ne s’agit pas de n’importe quel hôtel : on parle ici de chambres dont la nuitée peut coûter jusqu’à 18.000 euros, la chambre la moins chère étant à 1500 euros la nuit, soit le salaire mensuel des salariés du nettoyage : "C’est pas parce qu’ils sont millionnaires qu’ils peuvent tout se permettre", ajoute-t-elle.

Avant de se retrouver tous et toutes ensemble pour discuter de la suite, les grévistes discutent entre eux et se rappellent les uns aux autres que "c’est eux [les patrons], les hors-la-loi".

Les grévistes attendent aujourd’hui la décision du tribunal qui doit se prononcer sur l’interdiction de faire rentrer des délégués du personnel dans l’hôtel. Ils comptent bien aussi porter plainte contre l’hôtel sur l’agression de ce matin. Un rassemblement est appelé demain midi, soyons nombreux à y être en soutien à la grève, seul moyen de maintenir un rapport de force avec la direction et STN et de gagner la lutte !

Pour soutenir les grévistes : Caisse de grève en ligne.




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