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Révoltes Toulouse. Un jeune condamné à 3 mois de prison ferme

Suite aux révoltes qui ont éclaté dans le quartier du Grand-Mirail (Mirail, Bellefontaine, la Reynerie, Bagatelle), un jeune homme de dix-huit ans a été condamné à trois mois de prison ferme. Les faits ? Ce dernier a lancé une... pierre sur une voiture de police !

Mercredi 18 Avril, un jeune mineur de dix-huit ans à été condamné, en comparution immédiate et sans mandat de dépôt, à six mois de prison, dont trois ferme, pour avoir.. lancé une pierre sur une voiture de police ! Une peine très lourde au vu des faits, qui ont été requalifié en « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », « dégradation » et « participation à un groupement en vue de la préparation de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».

Le procureur, Patrice Michel, s’est montré très dur envers l’inculpé. Il avait initialement proposé une peine de 8 à 12 mois ferme ! Une fermeté également affirmée par le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui avant d’annoncer que « la situation étais enfin sous contrôle », souhaitait mettre en place un couvre-feu à l’égard des mineurs habitant dans ces quartiers. Une mesure qu’il n’exclut par ailleurs pas de mettre en place dans le cas où la contestation referait surface.

Cette arrestation fait écho et s’ajoute aux éléments déclencheur de cette révolte, à savoir la répression policière et carcérale que subissent les personnes issues des quartiers populaires. Les éléments déclencheurs sont en effet l’interpellation et le contrôle violent d’une habitante du quartier de Bellefontaine, scène qui a été filmé, ainsi que la mort suspecte d’un jeune détenu de la maison d’arrêt de Seysse, une prison qui, comme tant d’autre, est réputée pour être surchargée.

Les forces de répression prennent, comme à leur habitude, en grippe les habitants des quartiers populaires. Non seulement les habitants sont victimes d’isolation, de discrimination, sont affaiblis par une pauvreté de plus en plus croissante, mais ne peuvent se révolter contre cet état de fait et cette réalité à laquelle ils sont confrontés. On le voit encore une fois ici, quand la colère des habitants gronde contre toutes ces humiliations, la répression est de plus en plus forte.
Cette situation, avec une justice qui condamne des jeunes en comparution immédiate et les enferme à outrance, avec un acharnement virulent, nous rappelle la lutte de la famille Traoré, qui encore une fois vient de voir l’un des siens condamné.




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