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Toulouse : Génération Identitaire dénonce les migrants, « responsables des drames comme le Bataclan »

A l’Université Toulouse 1 Capitole A la fac Toulouse 1 Capitole, les militants de Génération Identitaire ont diffusé un tract « anti-migrants ». Face à la dénonciation plutôt ironique, au vu du silence jusqu’à présent par la présidence de ces discours de haine, c’est le Front National qui a défendu ses franges les plus fachos.

« Pas de migrants en Europe, rejoins-nous pour défendre ton peuple » : c’est le tract que Génération Identitaire a tenté de diffuser largement sur la fac de Toulouse 1 Capitole, pour diffuser sa politique de Defend Europe, qui consiste à empêcher les bateaux de réfugiés de traverser la Méditerranée. Une promotion de la mort à échelle de masse, quand on sait que chaque année, les noyés de la Méditerranée se comptent en milliers. Il y a deux jours, le journal allemand Der Tagesspiegel publiait une liste de 33 293 noms de réfugiés morts en tentant de rejoindre l’Europe. 33 000 morts, dont Génération Identitaire semble se réjouir, vu les réactions qu’a provoqué la diffusion de leur message raciste et xénophobe.

En effet, lorsque la présidence a feinté découvrir la présence d’un des groupes les plus radicaux de l’extrême droite sur ses bancs, qui fait pourtant acte de présence depuis quelques années à travers de très nombreux stickers et une forte présence sur les réseaux sociaux de la fac, elle a dénoncé ces tracts, « porteurs de violence et de haine ». Une certaine hypocrisie qui ne saurait pas cacher les éléments réactionnaires de la part même de la Présidence, habituée à l’application d’un Etat d’Urgence féroce et au rejet de la présence de la gauche en son enceinte. Une hypocrisie qui n’a pas empêché la réaction du Un message qui n’a pas tardé à faire réagir le secrétaire départemental du FN Haute-Garonne en secours aux éléments les plus réactionnaires de sa périphérie politique, qui a osé comparer les terroristes du Bataclan aux réfugiés qui cherchent en France un asile.

Une preuve, s’il en fallait une, que malgré la campagne de Marine le Pen durant les présidentielles rien n’a changé au Front National, qui reste le parti de défense de tous les racistes, xénophobes et antisémites de France.
S’il en fallait une, que la tentative de dédiabolisation qui avait aboutie aux élections de 2017 de Marine le Pen n’empêche en aucun cas le FN de se faire défenseur de tous les racistes, xénophobes et antisémites en France.




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