Société

État policier...

Toulouse. Le RAID arrive dans la ville rose

Publié le 21 novembre 2016

Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, a décidé le 16 avril 2016 d’augmenter le nombre de policiers dans les forces spéciales ainsi que de changer l’organisation de l’ensemble des corps policiers pour faire face à la menace terroriste.

Matthias d’Armagnac

C’est donc 25 membres du RAID qui viennent de s’installer aujourd’hui à Toulouse suite aux nombreuses réclamations des syndicats de police et des responsables de la sécurité. Auparavant, c’était le RAID de Bordeaux qui intervenait sur Toulouse comme notamment lors de l’arrestation de Merrah en 2012. Mais cette situation fait de Toulouse la seule ville de France à avoir à la fois des forces du RAID ainsi que du GIGN, ce qui signifie un potentiel de répression encore plus grand sur les quartiers populaires qui sont les cibles privilégiées des forces de l’ordre.

Bernard Cazeneuve parle même d’une union de l’ensemble de ces groupes et notamment une coordination avec la BAC ! Cette volonté de rassembler et d’unifier les forces de l’ordre à pour simple stratégie de militariser les forces policière et d’en faire des corps armés apte à étouffer la grogne.

« Casser des portes et se chamailler avec des suspects, c’est usant. Les pros du Raid apportent leur savoir-faire, leur calme. Pour nous derrière, c’est beaucoup plus confortable » a d’ailleurs expliqué un policier à la Dépêche, confirmant le véritable rôle de ces forces de répression. Un savoir-faire tout relatif quand on se souvient de la façon dont a été mené l’assaut contre le logement supposé des terroristes à St Denis, après les attentats du 13 novembre dernier.

Cette décision s’ancre donc dans la politique ultra-sécuritaire du gouvernement qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme, tente de diviser et réprimer notre camp social grâce à un arsenal répressif toujours plus large !

C’est face à cet ordre autoritaire que nous devons créer un front de lutte qui rassemble toutes les personnes rejetées et opprimées par l’État policier.

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