CGT traminots, Continental, Airbus, aérospatiale, Toulouse-Métropole, … Solidaires, avec une présence conséquente de Sud-Rail, Sud-éducation, … FO, Unsa, la CFDT métallurgie, côté syndical ; côté organisations politiques, ce sont PG, NPA, PCF, LO, OCML-VP mais aussi CNT, RCA ou encore DAL, et même quelques représentants d’EELV et de Nouvelle Donne qui se sont rendus visibles. Côté étudiants, ce sont Solidaires EtudiantEs, l’UET, l’UNEF dans une moindre mesure, qui ont fait flotter leurs drapeaux. Une mobilisation importante et réussie, même pour les plus sceptiques des observateurs.

« Etudiants et salariés, même combat ! »…

« Hollande t’es foutu la jeunesse est dans la rue ! », « Grève générale pour le retrait total ! », « Etudiants et salariés, même combat ! », « Public privé, avec ou sans papiers, solidarité ! », « Ca va péter ! »… autant de slogans révélateur de la détermination qui s’est exprimée en continu, et du fait que cette loi cristallise bien un mécontentement d’ensemble, et unifie les colères par-delà les clivages diviseurs dans lesquels, la plupart du temps, gouvernement, patrons et les medias à leurs solde cherchent à enfermer les résistances.

Les prises de parole lors du rassemblement de fin de manifestation ont bien sûr rappelé que ce premier test de la rue n’est qu’une première étape. La CGT en particulier a insisté sur le fait que même si une lutte est longue, « l’espoir » peut la rendre victorieuse, qu’il faut continuer et élargir le mouvement jusqu’au retrait total de la loi. Ne se privant pas de dénoncer, au passage, la criminalisation des syndicalistes et des travailleurs en lutte, et un gouvernement « à la botte du capital ».

Une réunion unitaire inter-organisations à l’échelle de la ville est prévue dans la suite de l’après-midi, destinée à donner rapidement les prochaines perspectives de la mobilisation. Côté étudiants, le comité de mobilisation institué par l’AG du Mirail lundi dernier (d’où est parti l’appel national dorénavant repris par de nombreuses autres universités, notamment Paris 8 – St Denis et Paris 1 – Tolbiac ce matin) doit également se réunir en fin d’après-midi, de même que les lycéens, qui ont également décidé de se retrouver dans la foulée. C’est bien l’ensemble des secteurs qui ont pris la rue ce jour, qui s’organisent maintenant pour la suite des opérations : à n’en pas douter, Hollande et Valls doivent commencer à sourire très jaune !