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Politique

Des masques pour les plus démunis ? « Rien n’est gratuit ! » pour la députée LREM Claire O’Petit

Clair O’Petit a encore raté une occasion de se taire. Lors d'une interview face à Jean-Marc Morandini, la députée En Marche a déclaré, imperturbable, qu'il était normal que les citoyens achètent les masques sur leurs deniers personnels. Et de finir par cette phrase terrible : rien n'est gratuit.

dimanche 26 avril

Si l’impopularité de cette femme n’est plus à démontrer, elle réussit tout de même l’exploit d’aggraver la défiance déjà bien entamée de la population vis-à-vis des parlementaires et de tout le personnel politique. Le port du masque est devenu un geste sanitaire élémentaire et indispensable depuis que nous vivons l’ère du covid19.
Faire payer les masques à la population lorsque ceux-ci deviendront obligatoires ne fera que rendre les égalités sociales encore plus visibles car on imagine mal les habitants de la Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France, payer des masques alors qu’ils traversent depuis le début de l’épidémie une précarité alimentaire encore jamais vue.

Les masques doivent être accessibles à tous sans discrimination de revenu et appliquer une décision contraire ne fera que nous rapprocher d’un potentiel embrasement dont nous avons vu un simple échantillon ces derniers jours à Villeneuve-la-Garenne et ailleurs. Une telle déclaration n’est pas très étonnante quand on sait que la députée de l’Eure s’était aussi tristement illustrée au début de son mandat en défendant bec et ongle la baisse des APL de 5 euros pour les étudiants dans les termes suivants :" si à 18 ans vous commencer à pleurer parce qu’on vous enlève 5 euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ?" Claire O’Petit illustre, si cela était encore nécessaire, la manière dont le Parlement, au service des grands patrons, reproduit et accentue les inégalités qui touche en premier lieu es couches sociales les plus fragiles de ce pays.

Penser à faire du profit sur l’ultime nécessité de préserver sa vie nous rappelle que la seule boussole du macronisme reste les affaires alors que notre époque nous ordonne de changer ce paradigme pour réussir ce sursaut social et écologique d’une impérieuse nécessité.

Une telle mesure, si elle devient réalité, confirmera en tout cas s’il en est, le caractère particulièrement injuste et cupide de ce pouvoir et ajouterait un non-sens de plus dans cette gestion sanitaire qu’il faut bien appeler un fiasco aux conséquences absolument désastreuses.




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