« C’est en tout cas une véritable marée jaune qui a envahi les rues de Bordeaux », c’est même en ces termes que le journal 20minutes, peu connu pour son bolchévisme, parle de la mobilisation de ce samedi pour l’acte 5. C’est à 14 heures place de la Bourse que les manifestant se sont donné rendez-vous. Une heure plus tôt, les étudiants bordelais avaient eux-mêmes rendez-vous place de la Victoire, pour s’organiser en cortège et ainsi pouvoir rejoindre le cortège principal. Les Ford aussi étaient présents dans la manifestation, suite à l’annonce de la multinationale de ne pas laisser la possibilité de reprise par une autre entreprise. Un exemple de violence sociale, combien de familles sans rentrées d’argent ? Combien des travailleurs au pôle emploi ? Pourtant, il suffit de croiser la rue selon Macron pour retrouver un poste…

Le cortège a tourné pendant près d’une heure et demie dans les axes principaux de la ville, pour revenir au point de départ place de la Bourse, mais aussitôt repartir vers la place Pey Berland à l’Hôtel de Ville, là où on avait pris rendez-vous avec monsieur Juppé, malheureusement il était absent du rendez-vous…

A l’Hôtel de Ville un fort dispositif militaro/policier attendait les manifestants, 600 policiers et gendarmes, 2 véhicules blindés et 1 engin lanceur d’eau. Autour de la mairie de Bordeaux, une dizaine de policiers au-dessous du toit de la Mairie et un drone survolant les manifestants qui étaient pacifiquement réunis autour de l’Hôtel de Ville derrière la cathédrale Pey Berland, au chant de la Marseillaise.

Vers 16h la répression a commencé avec les jets de gaz lacrymogènes et quelques bombes de désencerclement. Les manifestants ont répondu avec des jets de peinture sur les policiers. Dix minutes plus tard, le camion à eau a commencé à envoyer de l’eau sur les manifestants. Les gaz lacrymogènes ont très vite fait des victimes et les Streets médics ont dû intervenir dès le début du rassemblement place Pey Berland.

Ensuite, une pluie de gaz a déferlé sur les manifestants, grenades de désencerclement, flashball et le reste, charge des CRS, blessés et comme tous les samedis le courage des manifestants qui ne veulent qu’une chose, c’est obtenir bien plus que l’enfumade des annonces de Macron. Rendez-vous le samedi prochain pour une nouvelle journée de manifestation.