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Société

Glyphosate

Près de 200 personnes fichées par le géant de l’agroalimentaire Monsanto en 2016

Pendant l’année 2016, l’entreprise américaine Monsanto à mandaté un cabinet pour la création d’une base de données avec près de 200 personnes fichées, la moitié étant des journalistes selon France 2 et le journal Le Monde, qui ont réussi à se procurer le fichier.

vendredi 10 mai

Ce sont la chaine télévisée France 2 et le journal hebdomadaire Le Monde qui ont publié la nouvelle. Un cabinet de lobbying aurait été contacté et vendu ses services à l’entreprise Monsanto pour la création d’une base de données, où seraient fichés de façon illégale au moins deux cent personnes. Et ce en fonction de leurs opinions sur le glyphosate, principal composant des Roundup, classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer.
Le « fichier Monsanto » est constitué d’au moins deux tableaux avec des noms des personnalités, suivies de plusieurs renseignements, sur l’opinion des individus par rapport à l’utilisation des produits Monsanto.

C’est depuis le cabinet Fleishman-Hillard que les fiches auraient fuitées et en suite récupérées par France 2 et Le Monde. Le cabinet aurait été contacté par le géant de l’agrochimie en 2016 au moment même où le débat sur le renouvellement de l’autorisation du glysphosate battait son plein. Le classement des individus était en fonction de leur positionnement public par rapport au glyphosate. La base de donnés classait les fichés entre « alliés », « alliés potentiels à recruter », « parties prenantes à éduquer », « parties prenantes à surveiller ».

Parmi les individus fichés quasiment la moitié était des journalistes, mais on trouvait aussi des syndicalistes, des personnalités politiques mais aussi des organisations non gouvernementales qui exprimaient une position contraire aux intérêts du géant de l’agrochimie. Plusieurs médias ont publié des déclarations et ensuite ont porté plainte contre X, ainsi que certaines personnalités politiques qui étaient nommés dans le document.

Bayer fait la sourde oreille

Le groupe agrochimique Bayer propriétaire à l’heure actuelle de Mansanto a déclaré à l’Agence France Presse, n’avoir pas eu connaissance de cette base de données et argumente qu’en 2016 les groupe Monsanto et le groupe Bayer étaient deux groupes complètement indépendants et comme ils n’avaient pas connaissance de ces méthodes d’investigation et de fichage, ils ne peuvent avancer un avis ni apporter de commentaires au sujet.

L’avarice des grands groupes capitalistes est capable de tout pour arriver à écouler ses marchandises dans tous les recoins de la planète, soit Bayer, Monsanto ou autres, les méthodes de renseignement et information ou encore l’espionnage d’autres groupes sont monnaie courante et ont toujours existé. Seulement un contrôle de la part de la population pourrait éviter les dérives de ce genre, l’ouverture des livres de comptes et la nationalisation de l’industrie agrochimique des travailleurs sont des outils indispensables pour empêcher les capitalistes de continuer à nous ficher et à nous contaminer, pour qu’une poignée de privilégiés continue à s’enrichir au dépend de nos vies.

Crédit photo : Christian Watier/Collection Watier/Maxppp




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