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Société

Manifestation contre les Violences Policières

Rennes. 400 personnes exigent vérité et justice pour Babacar Gueye, tué par la police il y a 1 an

Mar Leroye

dimanche 4 décembre 2016

Il y a maintenant un an, le 3 décembre 2015, Babacar Gueye était abattu de 5 balles par un policier de la BAC dans l’appartement d’un ami. Malgré toute les tentatives de la famille pour qu’il y ait un procès contre ce policier, la justice travaillant main dans la main avec la police, ne leur a même pas permis d’avoir un procès : l’IGPN classant le dossier « sans suite ». Une marche pour les un an de sa mort était organisée ce samedi 3 décembre par le collectif « vérité et justice pour Babacar Gueye », soutenue par différents collectifs et partis politiques (NPA, association Adama, Ferguson in Paris, Urgence notre police assassine, Vie volée, Justice pour Hocine Bouras...) afin de garder son souvenir et son histoire intacts.

Le rassemblement a été appelé à 14h30, et après une prise de parole du comité « vérité et justice pour Babacar », la manifestation s’est mise en marche, pour s’arrêter devant l’immeuble où Babacar s’est fait tuer. La sœur de Babacar, Awa Gueye, y a pris la parole, malgré sa vive émotion. Elle a appelé à une minute de silence. La marche a ensuite repris, et lorsque la tête de cortège a décidé d’aller vers le centre ville, il a été immédiatement bloqué par une ligne de CRS. La marche a alors fait demi-tour, et continué sa route jusqu’au canal Saint Martin pour se faire de nouveaux bloquer par les CRS, matraques sorties. Après quelques autres prises de parole, la manifestation s’est achevée vers 18h45 devant ces mêmes CRS. Malgré une tension palpable, aucune violence n’a été commise, et le nombre de manifestants a culminé à 400.

Une préfecture qui a tout fait pour invisibiliser la marche

Le trajet proposé par le collectif était de se rassembler dans le quartier Maurepas (où Babacar a été tué) à 14h30, puis de marcher vers le centre ville, en passant devant la fac de droit, la caserne de pompiers et la préfecture de région. Ce trajet a été refusé par la préfecture, qui a imposé sans condition un parcours absurde, passant uniquement par des quartiers résidentiels, et faisant tout pour éviter que la manifestation ne rentre dans le centre, sous prétexte du Téléthon qui était organisé au même moment (ils ont oublié de préciser qu’une manifestation policière avait lieu au même moment, et qu’elle avait le droit de manifester dans le centre). La manifestation était suivie de près par la police, ce qui fait que lorsque la tête de cortège a décidé de se rendre malgré tout au centre ville, elle a été très vite bloquée par les CRS.

Des manifestants venant de loin

En plus du car venant de Paris, dans lequel ont voyagé les proches de plusieurs victimes de la police comme Assa Traoré (sœur d’Adama), Amal Bentounsi (sœur d’Amine, fondatrice du collectif Urgence notre police assassine), Ramata Dieng (soeur de Lamine), Abdouramane Camara (frère d’Abdoulaye), venaient s’ajouter des gens venus spécialement de la ZAD de Notre Dame des Landes, de Strasbourg, et de Normandie.




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