Notre classe

Toujours plus loin

À La Poste, on licencie désormais les CDI, sans préavis ni justification !

Publié le 15 février 2016

Martín Noda

La Poste ne veux que des travailleurs soumis qui acceptent toutes le réorganisations et les charges supplémentaires de travail qui en découlent. Les syndicalistes et les travailleurs qui luttent se font régulièrement réprimer, soit par des mises à pied, soit directement par le licenciement. Aujourd’hui c’est un CDI qui se fait licencier, dénonce la CGT FATP 76. Pour lutter contre ce licenciement – sans aucune procédure préalable – les postiers de tout le département ont fait grève lundi 15, reconduite pour le lendemain.

Julien Caumont, postier à Saint-Valéry-en-Caux, a reçu un courriel par l’intermédiaire d’un huissier qui lui annonçait une rupture de relation contractuelle. Selon les informations fournies par Paris Normandie, Julien Caumont, aurait enchaîné plusieurs CDD pendant qu’il travaillait à Doudeville. Il a donc saisi le conseil des prud’hommes pour requalifier son CDD en CDI et celui-ci lui a donné raison en avril 2014. Ce jugement était si grave pour La Poste que la direction a fait appel. Apparemment, pour cette entreprise de services publiques, avoir un CDI en plus met en danger ses profits – même si les avocats et les huissiers lui coûtent plus cher. La Cour d’appel de Rouen a annulé le jugement le 2 février. Une semaine plus tard Julien Caumont est licencié.

Pour la CGT ce licenciement se fait sans aucune procédure – ni entretien préalable, ni préavis. Ils ont donc appelé à une grève reconductible de tout le département, en soutien à un collègue injustement licencié par une direction prédatrice, seulement parce que le travailleur a osé saisir les prud’hommes. La direction ne veut que des travailleurs soumis mais elle trouve régulièrement des travailleurs prêts à lutter.