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« La SNCF n'est pas à vendre ! »

A la veille du départ en vacances, des cheminots s’opposent à la vente de gare du Nord au groupe Auchan et aux nouveaux trains "low-cost"

Sud Rail Paris Nord et des cheminots de la rencontre Intergares ont décidé d'appeler leurs collègues à la mobilisation ce vendredi 13 juillet, jour de grand départ en vacances, pour montrer leur colère contre les annonces de la vente de 66% de la gare du nord au groupe Auchan.

Après plus de trois mois de grève et de mobilisation contre le pacte ferroviaire et malgré les annonces mensongères selon lesquelles la direction et le gouvernement ne voulaient pas privatiser, les cheminots ne laisseront pas vendre leur gare au privé. Malgré le début des vacances, les cheminots se sont mobilisés pour exprimer leur colère face à ces annonces. Ils ont été un certain nombre à manifester dans la gare. Ils ont déployé une banderole "La SNCF n’est pas à vendre" et ont fait des prises de paroles en direction des usagers pour leur expliquer ce qui allait se passer si la gare du nord est effectivement vendue à 66% au groupe privé Auchan. De nombreux espaces vente ou accueil ont déjà été fermés par le passé pour les remplacer par des restaurants ou des boulangeries, chose qui va énormément s’accentuer si la vente de gare du nord est mené à bien par la direction, comme a expliqué Anasse, délégué syndical Sud Rail de Paris Nord, qui a pris la parole auprès des usagers.

Le même jour, la direction avait prévu de fêter l’inauguration de OuiGo, trajets "low-cost" présentés comme une innovation en faveur des usagers. Les cheminots de Paris Est, ainsi que des cheminots d’autres gares parisiennes, mobilisés depuis plus de trois mois contre le pacte ferroviaire, ont décidé de se rendre au moment de l’enregistrement des passagers qui s’apprêtaient à prendre ces trains "low-cost" pour protester contre la mise en oeuvre de cette politique qui ne vise qu’à casser les service public encore et encore. Une diffusion de tracts et une adresse à l’égard des usagers ont été faits pour leur expliquer que cette offre qui se veut "low-cost" est en réalité une attaque en règle. Cela ne fera que dégrader encore plus les conditions de transports, la sécurité et le confort, de la même manière que cela va dégrader et empirer considérablement les conditions de travail des cheminots.

L’Intergares se mobilise, malgré les congés d’été, pour montrer que les cheminots ne sont pas prêts de rentrer chez eux les mains dans les poches, mais qu’ils vont se battre jusqu’au bout, contre la vente des gares, contre la privatisation et contre la dégradation et la casse du service public.




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