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Politique

32 ans, c’est trop !

Avec Georges Ibrahim Abdallah, à Lannemezan, pour sa libération

Il y a trente-deux ans, le 24 octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah, combattant de la cause palestinienne, était arrêté en France puis condamné à la prison à perpétuité pour des opérations revendiquées par les Fractions Armées révolutionnaires Libanaises (FARL). Libérable depuis 1999, la France s’assoit sur sa propre jurisprudence et refuse de le faire sortir de prison. Où Georges continue son combat. Corinne Rozenn

Georges I. Abdallah est condamné après son arrestation pour des opérations revendiquées par les FARL : l’exécution de Charles Ray, attaché militaire américain en poste à Paris en janvier 1982 et celle de Yacov Barsimentov, diplomate israélien, à Strasbourg, en avril de la même année, celle de l’Opération « Paix en Gallilée » et du massacre, en septembre, de Sabra et Chatila perpétré par les phalangistes avec la complicité de Tsahal.

Georges I. Abdallah n’a jamais renié son combat ni la cause pour laquelle il milite, lui qui a pris les armes à vingt ans au sein du Front Populaire de Libération de la Palestine. C’est très certainement ce que lui reprochent les autorités françaises qui n’ont pas réussi à le casser après tant d’années de prison, d’isolement et de torture. Car c’est bien cela que subit, au quotidien, Georges I. Abdallah, alors qu’il est libérable depuis 1999.

En janvier 2013, à nouveau, puis en novembre 2014, le gouvernement socialiste a de nouveau jugé irrecevable la demande de libération conditionnelle. Ni lui, ni nous, ne décolérons et ne cesserons de demander sa libération, comme celle de tous les prisonniers politiques en France.

A l’occasion de la date anniversaire de son arrestation, des manifestations et des rassemblements sont organisés dans plusieurs villes d’Europe ainsi qu’à Alger et Beyrouth. La mobilisation la plus symbolique aura lieu à Lannemezan, aujourd’hui, où il est incarcéré, avec un départ depuis la gare, à 14h. Une façon également pour lui dire à lui ainsi qu’à tous les prisonniers de cette Maison Centrale que, du dehors, on ne les oublie pas.


Appel à la manifestation pour la libération de... par coup-pour-coup




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