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Politique

Plus on est riche, plus on gagne de l’argent…

De Castries. L’ami de Fillon riche à millions

Toucher 5,3 millions d’euros l’année de sa mise à la retraite ? C’est possible. Encore faut-il avoir les relations qu’il faut et une bonne position. C’est le cas du comte Henri de La Croix de Castries, Henri de Castries pour les intimes. L’ex-PDG d’AXA a annoncé son départ anticipé en mars 2016 pour se consacrer pleinement à la campagne de son ami François Fillon. Non sans avoir réalisé, au préalable, quelques transactions.

Les grands patrons savent défendre leurs intérêts et ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier. 5,3 millions d’euros : C’est ce qu’a réussi à engranger au cours de l’année 2015, avant son départ anticipé, de Castries, qui lorgne sur un ministère (Défense, Bercy, voire Matignon) en cas de victoire de Fillon. En vendant quelques actions (pour un montant de 22,29 millions d’euros), réinvestis en titres Axa, son ancienne boîte, de Castries a réalisé une petite plus-value de 1,89 million d’euros. L’année dernière, il a gagné près d’un million sur une cession d’actions.

Mais il n’y a pas qu’en bourse que de Castries a fait de bonnes affaires. À la tête de l’assureur AXA pendant 17 ans, l’ami de Fillon a su engranger de mirifiques profits pour ses chers actionnaires, qui le lui ont bien rendu : 5,4 millions d’euros en 2014 (7e salaire du CAC40) ; il est en outre administrateur chez HSBC (13,5 milliards de bénéfices en 2015) et Nestlé (8,2 milliards de bénéfices en 2015). Des postes et des fonctions qu’il a bien entendu conquis au détriment de tous les employés des entreprises qu’il a dirigées : chez AXA, les 5 milliards de bénéfices ont été possibles grâce aux licenciements, au dumping social, et même au suicide d’un de ses collaborateurs. L’homme de réseau, qui a su profiter de l’ENA, d’HEC et de l’Inspection des Finances, a su tisser sa toile jusqu’à la présidence de Bilderberg, un groupe très resserré de politiques et milliardaires cherchant à parfaire au mieux leurs intérêts, dans lequel il a même fait entrer François Fillon !

Il a particulièrement œuvré durant sa campagne, notamment en levant des fonds pour lui, et s’est rendu totalement disponible en quittant la présidence d’AXA, non sans avoir mis un peu d’argent de côté. A la date du 1er janvier 2017, Le Canard Enchaîné pointe qu’il détient encore quelque 1,79 millions d’actions Axa, le tout pour la modique somme de 44,2 millions d’euros.

On comprend mieux pourquoi de Castries est à l’origine de la réforme mort-née de la Sécu voulue par Fillon. Avec 1,79 millions d’actions Axa dont le cours actuel est de 24,7 euros, soit l’équivalent grosso modo d’une consultation chez les médecins, de Castries n’a pas besoin de CMU. Il peut même se passer de remboursement.




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