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En Argentine, la police réprime violemment la mobilisation des travailleurs de Jujuy

Alors que la protestation continue face à la réforme prévisionnelle des retraites du gouvernement argentin, la police a réprimé violemment les ouvriers de l'industrie sucrière « La Esperanza » qui se battent pour le maintien de leurs postes.

Les ouvriers de l’emblématique sucrerie « La Esperanza », située dans la province de Jujuy, avait entamé lundi le blocage de la route nationale 34 pour protester contre les 338 licenciements prévus par le gouvernement national et en signe de protestation contre le non-paiement des quinze derniers jours de travail pour tous les travailleurs.

Face à l’absence de réponse du gouvernement provincial, les travailleurs, réunis en assemblée générale, ont décidé de déplacer leur piquet de blocage de la route national à hauteur du pont de San Pedro où un contingent de forces de police particulièrement imposant se trouvait.

A l’arrivée des travailleurs, la police a exercé une brutale répression faisant 40 blessés chez les travailleurs, ont dénoncé des travailleurs à La Izquierda Diario.

Après la répression, une chasse à l’homme a eu lieu dans les localités de San Pedro et de La Esperanza. Il y au moins 24 travailleurs qui ont été arrêtés, dont 14 dans la localité de La Mendieta, 8 au commissariat San José et 2 dans le commissariat 26.

Le député provincial du PTS– Frente de Izquierda (Parti des travailleurs Socialistes - Front de Gauche), Alejandro Vilca, a dénoncé la répression sur son compte Twitter et a demandé que soit donnée une réponse aux travailleurs et à leurs familles.

La députée provinciale du PTS – Frente de Izquierda (Parti des travailleurs Socialistes - Front de Gauche), Natalia Morales, au côté de l’ex-candidat au poste sénateur national, Gastón Remy, se sont rendus à La Esperanza pour accompagner les travailleurs et leurs familles.

Les représentants du Frente de Izquierda (Front de Gauche) ont dénoncé le refus du commissariat UR2 de San Pedro de donner des informations à propos du nombre de détenus logés dans cette unité ainsi que sur leur situation. Jusqu’à présent, sur l’insistance des dirigeants de l’extrême gauche, on connait une première liste de 24 détenus.

Ils ont dénoncé également la chasse à l’homme dans les rues de San Pedro et de La Esperanza qui a suivi la brutale répression, la police arrêtant les travailleurs sur la voie publique de manière arbitraire et illégale, et intimidant la population. Allant même jusqu’à frapper et arrêter un passant pour le simple fait de porter un T Shirt de la raffinerie de sucre, alors que celui-ci n’y travaillait même pas.

En plus des arrestations, plusieurs médias ont rapporté que des avis de recherche avaient été lancés contre les dirigeants du Syndicat des Ouvriers et Employés de la Raffinerie La Esperanza. Tous ces éléments montrent l’action répressive et antiouvrière du gouvernement provincial de Jujuy, l’un des meilleurs élèves de Macri quand il s’agit d’appliquer l’austérité et de réprimer, au point que la province a gagné le titre, selon plusieurs organisations des droits de l’homme argentines, de « capitale de l’austérité, de la répression et de l’impunité ».

Traduction par R.M.
Source originale : La Izquierda Diario, Redacción Jujuy




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