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Notre classe

Climat malsain à La Poste

Facteur monté sur le toit de la Poste de Tourcoing. La direction détourne le regard

Mardi 14 mars, un employé de la Poste de Tourcoing est monté sur le toit de son centre de tri : la CGT affirme qu'il s'agit d’une tentative de suicide de la part de l'employé, visé par un avertissement de la direction « qui lui reproche notamment son militantisme » et qui, elle, présente cet acte comme un simple geste de protestation. Crispine Scavola

Depuis que la Poste est devenue une société anonyme en 2010, les conditions de travail des salariés se sont sérieusement dégradées. En témoignent de trop nombreux scandales : condamnation à de la prison ferme pour avoir jeté du courrier, licenciement des militants syndicaux, postier suspendu pour avoir sauvé la vie d’une collègue victime d’un AVC, ...! Le groupe, en bonne santé financière (33,6% d’augmentation de son chiffre d’affaire en 2016), n’hésite pas à diversifier ses activités tout en supprimant des emplois. Ainsi, la pression s’accroît sur les salariés qui doivent effectuer toujours plus de tâches et toujours plus d’heures de travail.

Ainsi, il est aisé de suivre la CGT quand elle dénonce une tentative de suicide de la part de ce facteur de Tourcoing, et non un « geste de protestation » comme le prétend la direction. L’employé est monté sur le toit du centre de tri avant de descendre suite aux appels de ses collègues. Il venait de recevoir un avertissement « pour manquements répétés aux règles de sécurité » après s’être fait voler son casque de vélo. La CGT dénonce : « Ce n’est pas la première fois que cet employé est dans le collimateur de la direction, qui lui reproche notamment son militantisme ». Plus généralement, le syndicat dénonce également le climat malsain à la Poste, engendrant de « vrais risques psycho-sociaux ».

En effet, de nombreuses personnes vivent très mal ces conditions de travail : dépression, burnouts, suicides... et les salariés qui luttent (notamment au travers des syndicats) contre cette exploitation accrue sont réprimés. Dans de nombreux secteurs, la logique est la même, comme le montre le très récent suicide d’Édouard, cheminot victime de la répression patronale et de harcèlement de la direction de la SNCF. Pour ne plus accepter que nos vies soient mises en danger au nom du profit de la classe ultra-minoritaire qui détient les moyens de production, il est urgent que la classe des exploités s’organise et s’unisse dans les luttes !




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