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Politique

Le grand détournement

Front National : 5 millions d’euros détournés du Parlement européen !

Marine le Pen, et le FN, aime l’union européenne plus qu’elle veut nous le faire croire. Le Parlement européen estime que près de 5 millions d’euros ont été versé de manière frauduleuse à des assistants d’eurodéputés du parti d’extrême droite.

Crédits photos : Vincent Kessler // Reuters

L’affaire n’est pas nouvelle, et le FN a déjà une procédure sur le dos de recouvrement d’1,1 millions d’euros, mais c’est le montant qui est nouveau. Cinq millions d’euros, c’est la somme évalué par le Parlement pour des salaires versés à des assistants parlementaires d’eurodéputés frontistes entre 2012 et 2017. Sur le baromètre « rend l’argent François », ça fait quand même 5 fois plus que le million d’euros qu’a détourné Fillon. Même si, pour ce coup, ils s’y sont mis à dix-sept. Car ce sont dix-sept députés européens du FN qui sont dans le viseur.

C’est dans cette affaire que Marine Le Pen a fait valoir son immunité parlementaire pour s’octroyer le droit de ne pas aller à la convocation de la police judiciaire en février. Et c’est en cela que le candidat du NPA, Philippe Poutou, avait pris à parti l’ex-présidente du FN, en lui disant que « nous [les ouvriers], quand on est convoqué par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va ». Pour sa part, la candidate d’extrême droite Marine Le Pen aurait à elle seule détourné près de 350 000€, soit l’équivalent de 25 années de SMIC net, un beau détournement pour celle qui se veut la « candidate du peuple ».

Estimé à 1,9 millions en septembre 2015, le montant a plus que doublé en un an et demi. Et Martin Schulz, président du Parlement européen de l’époque, faisait état d’un potentiel de 7,5 millions d’euros de détournement. Le Front National prouve une fois de plus qu’il est bel et bien l’un des meilleurs représentant du système en utilisant les mêmes méthodes frauduleuses que les autres partis politiques. Ce système, généralisé (17 députés sur 22), rappelle fortement le système de détournement mis en place par les députés républicains au Sénat pour détourner plusieurs millions d’euros, entre 2002 et 2014 et ne peut que laisser songeur face à la posture « anti-système » de Marine Le Pen.




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