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Notre classe

Suppression des contrats aidés

Grenoble. Les personnels du collège Vercors entament leur troisième semaine de grève

À la suite de la baisse du nombre d’emplois aidés imposée par le gouvernement cet été, le collège Vercors s’est vu privé de trois surveillants à la rentrée. L’équipe éducative est donc entrée en grève reconductible au début du mois de septembre.

Les effets de la suppression de milliers de contrats aidés continuent à se faire sentir. Au collège Vercors de Grenoble, qui fait parti du réseau d’éducation prioritaire (REP), c’est trois postes de surveillants qui ont été supprimés. Ironie du sort, l’équipe éducative de ce même collège s’était déjà mobilisée à la rentrée 2016 sur les mêmes revendications. Et il y a un an, l’issue avait été positive : après 9 jours de grève, le rectorat avait octroyé à la Vie Scolaire du collège les postes de surveillant qui manquaient.

Mais aujourd’hui, conséquence directe de la politique menée par le gouvernement Macron, trois postes de surveillants à 24 heures par semaine, équivalant à deux surveillants par jour, ont été supprimés, en totale contradiction avec ce qui avait été promis par le rectorat en juin dernier… et avec les besoins du collège ! C’est pourquoi l’équipe enseignante a entamé une grève reconductible à la rentrée.

« Nous refusons de voir les élèves de notre collège, situé dans le secteur le plus précarisé de la ville de Grenoble, pâtir de décisions irréfléchies qui vont accentuer les inégalités. Nous refusons que notre travail, que nous aimons, soit dégradé pour des économies de bouts de chandelle [...]. Faire pareil avec moins, ce n’est pas possible ! » expliquent les grévistes, entrant dans la troisième semaine de leur combat.

Mais cette fois-ci, le rectorat fait la sourde oreille. Le gouvernement et ses représentants misent sur l’essoufflement du conflit pour diviser les grévistes, pourtant largement majoritaires. Ce mardi, le taux était de 75 % de grévistes. Et si la fatigue commence à se faire sentir – une douzaine d’enseignants sur un total de 37 ont repris les cours – la plus grosse partie des personnels reste mobilisée face au mépris du rectorat et du ministère de l’Éducation. Car la seule réponse de ces institutions a été de conseiller une réorganisation.

« Le chef d’établissement, la vie scolaire, les enseignants… Tous coupables. Contorsionnez-vous, et dans tous les sens s’il vous plaît, faites aussi bien avec moins ! » interprète l’équipe en grève.

Il s’agit désormais pour les travailleurs du collège Vercors d’imposer un rapport de force suffisant pour obtenir l’embauche de surveillants et assurer des conditions d’étude décentes aux 425 élèves de l’établissement et des conditions de travail normales pour l’ensemble de l’équipe éducative.




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