Monde

Quasiment pire que son patron…

Homophobe, ultra-bigot et raciste. Mike Pence, un vice-président à la droite de Trump ?

Publié le 10 novembre 2016

Le monde entier parle del’élection de Donald Trumpet de son caractère profondément réactionnaire, mais quasiment personne ne parle de celui qui va être son vice-président. Qui est Mike Pence ? Il se décrit lui-même comme « un chrétien, conservateur et républicain, dans cet ordre ». On croyait avoir tout vu avec Donald Trump, mais Mike Pence nous « surprend » : homophobie, sexisme, conservatisme à outrance, voilà ce que distille le nouveau vice-président des Etats-Unis. Ses cibles privilégiées : les femmes et les homosexuels.

Laure Varlet

Les femmes au foyer…

Selon l’ultra-conservateur Mike Pence, les femmes n’ont pas à aller travailler. Leur place est évidemment à la maison et leur rôle fondamental est de garder les enfants. A la crèche, les enfants sont « désavantagés sur le plan émotif ». Selon cette vision ultraréactionnaire, les femmes sont venues au monde pour avoir des enfants, c’est leur rôle de « mère », celui qu’on leur assigne dans cette société patriarcale.

Mike Pence est également un fervent opposant au droit à l’avortement. Il a essayé de faire passer une loi interdisant les femmes de faire une demande d’IVG, même en cas de malformation du fœtus. Il a d’ailleurs restreint son champ d’application dans l’Indiana, Etat où il était gouverneur. Il est également contre le port du préservatif…

Les homosexuels stigmatisés et discriminés…

Les homosexuels sont également une cible habituelle des propos plus que dégoûtants de Mike Pence. En 2001, il a déclaré son opposition au fait que les hommes homosexuels intègrent l’armée en argumentant que cela affaiblirait les troupes. Plus globalement, il rend la communauté LGBT responsable de « l’effondrement de la société américaine ». En 2009, il a milité pour que dans la définition de ce qu’est un crime de haine on n’y inclut pas l’orientation sexuelle. Autant dire qu’il serait légitime de discriminer, agresser, voire tuer quelqu’un car il est homosexuel ?

De la même manière, il a défendu le fait que les fonds destinés à la lutte contre le SIDA soient affectés plutôt vers des programmes qui cherchent à ce que les homosexuels « changentleur comportement sexuel ». En 2015, il a proposé une loi de « restauration de la liberté religieuse » qui défendait le fait que les entreprises avaient le droit de refuser de servir des clients dans le cadre de mariages homosexuels, au nom d’une prétendue liberté de conscience religieuse. Heureusement, cette loi n’aboutira pas car des nombreuses voix s’y sont opposées.

Contre un réactionnaire et conservateur sur toute la ligne, il va falloir se battre !

Comme si tout cela n’était pas suffisant, en plus d’avoir voté en 2002 en faveur de l’invasion de l’Irak et de plaider constamment pour une augmentation des budgets militaires, il est considéré comme un soutien inconditionnel de l’Etat sioniste d’Israël, dont le Premier ministre s’est bien évidemment d’ores et déjà félicité de la victoire de Donald Trump.

Une chose est claire, il va falloir que les travailleurs, les immigrés, les femmes, le mouvement LGBT et le mouvement noir soient prêts à se battre et à combattre ces idées réactionnaires qui cherchent à nous diviser pour mieux régner. La solution est dans les mains de ceux et celles qui manifestent et descendent dans la rue pour dire non !