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Jeunesse

Évacuation de l'université Rennes 2

La présidence de l’université de Rennes 2 fait intervenir la police pour débloquer la fac.

Alors que ces dernières semaines, la mobilisation étudiante contre la loi ORE ne cesse, certains présidents d'universités n'hésitent pas à faire intervenir les forces de répression pour débloquer les universités comme à Paris, à Toulouse, ou encore ce matin à Rennes 2.

L’université de Rennes est une des universités les plus mobilisées contre la loi ORE. Les assemblées générales rassemblant, suite aux vacances, 2000 étudiants. Les étudiants et étudiantes avaient décidé à l’unanimité le blocage jusqu’à l’abrogation de la loi ORE et la suspension des examens. Le président a préféré passer outre la décision des étudiants et des personnels de l’université de Rennes 2. Ainsi ce lundi, vers 5 heures du matin, la présidence de l’université de Rennes 2 a fait appel aux forces de l’ordre pour débloquer l’université mobilisée de Rennes alors qu’elle est occupée depuis le 11 Avril. Les personnels de l’université ont par ailleurs appelé à refuser d’accéder aux sites s’ils sont surveillés par des vigiles ou par la police.

Ces déblocages successifs des différentes universités mobilisées a pour but d’éteindre la contestation étudiante, seulement la répression emmène son lot de blessés ou mutilés comme à Toulouse ou un étudiant a eu 15 jours d’ITTs suite à l’explosion du grenade de désencerclement après le déblocage de l’université par 200 policiers.

La répression contre les étudiants mobilisés à Rennes est maintenant systématique comme on a pu le voir à la manifestation du 1er Mai à Rennes, où les policiers avaient attaqués les étudiants avant même qu’ils arrivent dans le cortège de la manifestation puis utilisant lacrymogènes et matraquage en avant du cortège étudiant et s’en était suivi plusieurs arrestations.

Les étudiants et les personnels de Rennes 2 ont rapidement condamné l’utilisation des forces de l’ordre par la présidence de l’université. Alors même que les Assemblées Générales étaient unanimes sur les questions de blocage de l’université et contre la sélection et la loi ORE, le président a préféré passer outre la décision démocratique.

Les étudiants appellent dès ce jeudi à reprendre l’université et annoncent la tenue d’une assemblée générale ainsi qu’un rassemblement pour bloquer les examens comme il a déjà était fait dans différentes universités qui ont dû reculer encore une fois les sessions d’examens. La solidarité entre étudiants, personnels et professeurs de l’université est très présente. Ainsi les personnels et enseignants protestent contre l’intervention des CRS sur le campus et appellent l’ensemble des personnels à refuser de pénétrer sur le campus et dans les locaux si l’accès en est surveillé et filtré par des vigiles et/ou policiers, notamment lors des partiels prévu ce jeudi.

Les étudiants et personnels de l’université de Rennes 2 continuent de se mobiliser contre la loi ORE et contre Macron et son monde. Non à la sélection à l’université, non à la répression des étudiants mobilisés. C’est d’ailleurs un soutien national venant de toutes les universités mobilisées, qu’elles aient été débloquées comme Tolbiac ou Le Mirail, qui s’est affiché sur les réseaux sociaux cet après midi.




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