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Notre classe

Mépris de classe

Nordine, blessé par la police, subit les railleries du directeur de la poste d’Asnières

Nordine, postier dans le 92 en grève depuis plus de 100 jours, a été interpellé et passé à tabac le 5 juillet par la police alors qu'il participait à un rassemblement appelé par le comité Justice pour Adama. Ce 10 juillet, il a dû subir les railleries du directeur de la poste d'Asnières.

Nordine, postier des Hauts de Seine en lutte depuis plus de 100 jours, a été violemment interpellé par les forces de répression le 5 juillet dernier, alors qu’il participait à un rassemblement appelé par le comité Justice pour Adama. « Il m’a enfoncé les yeux », a t-il ainsi témoigné. À tel point que Nordine a saigné des globes oculaires, laissant présager le pire. Bien heureusement, le postier gréviste n’aura pas de séquelles suite à cette agression policière.

Mais après la répression physique, Nordine doit faire face au mépris de classe de sa direction ! En effet, dans une vidéo postée sur le compte Facebook de Sud PTT Hauts de Seine, le directeur de la poste d’Asnières l’interpelle directement, minimisant l’acte répressif des policiers.

« Je vois que ça va mieux votre joue, faudra que vous me donniez la recette pour une cicatrisation rapide comme ça, c’est incroyable ! »

Sa phrase mais aussi le ton de sa voix, volontairement « sceptique », montre de la provocation mais aussi une totale mépris vis-à-vis du postier du 92, qui a subi une arrestation particulièrement violente. Encore une fois on voit que le patronat et la police avancent main dans la main lorsqu’il s’agit de réprimer les travailleurs en lutte, et ce d’autant plus lorsque des ouvriers comme Nordine affichent ouvertement leur solidarité et convergent avec les jeunes des quartiers populaires, qui subissent quotidiennement les violences policières.




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