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Soupçons de violences et agressions sexuelles sur des élèves à l’école catholique de l’Angélus

C’est un nouveau scandale qui touche l’église catholique, notamment une école traditionnaliste. Ainsi, 109 élèves qui étudiaient dans école isolée au milieu des champs ont dû trouver en urgence une autre pension. Leur école, L’Angélus, école hors-contrat catholique traditionaliste, a été fermée par la préfecture du Cher. La justice enquête sur des soupçons de violences sur les élèves et d'agressions sexuelles.

Le 2 juin, « sur le fondement de la protection de l’enfance », la préfecture a fermé l’école de l’Angélus, ouverte en 2010, qui propose des cours du CE1 à la terminale. Mais une enquête préliminaire est aussi ouverte visant notamment des faits de violence, agression sexuelle, travail dissimulé et escroquerie.

Les parents qui ont mis leurs enfants dans cette école ont signé une charte, ils étaient demandeurs d’un certain type d’éducation, austère. L’éducation était plus qu’austère. Joël Garrigue, le procureur de la République de Bourge dit avoir « découvert que des méthodes éducatives dignes du XIXe siècle y avaient court, reposant sur une forme de violence et une organisation extrêmement hiérarchisée »
Ils découvrent de l’austérité dans les conditions de vie également. Il semble que le bâtiment n’était guère chauffé l’hiver. Ou alors par une chaudière à bois censée être alimentée par les élèves eux-mêmes. Lors de leur perquisition, les fonctionnaires ont aussi retrouvé des stocks de nourriture périmée.

La générosité chrétienne n’était pas non plus de mise avec bénévoles, qui travaillaient en fait à temps plein et se faisaient rétribuer en nature ou au noir. Une soixantaine d’élèves ont déjà été entendus.

Plus que de l’austérité, c’est encore une affaire de pédophilie pour l’église catholique puisque « Trois d’entre eux ont fait état de faits de nature sexuelle, des caresses et des massages pour le moins inappropriés, commis par l’abbé Spinoza, le directeur de l’établissement », selon Joël Garrigue. Les victimes présumées sont des préadolescents. « Une vingtaine d’autres ont évoqué des violences infligées par le directeur, l’encadrement ou par des élèves plus âgés sur de plus jeunes, sur instruction de l’encadrement », poursuit le procureur. En guise de punition, le magistrat évoque « des claques - dont la claque dite magistrale -, des coups de poing ou la punition du poireau : un élève obligé de rester dans un coin à ne rien faire, y compris la nuit ».

Ce ne sont pas les services de l’État, mais un couple de parents qui a osé donner l’alarme. Et malgré ces faits, une partie importante des parents soutiennent l’école et parlent de « complot ». Ainsi l’association des parents d’élèves et amis de l’Angélus dénonce « une action de l’Etat socialiste qui a dans le collimateur les écoles catholiques ».

On se souvient de la virulence de la Manif Pour Tous sur l’éducation sexuelle qui serait donnée à l’école, mais on ne se souvient pas qu’elle ait une seule fois critiqué la pédophilie dans l’église, et encore une fois les leurs propres enfants sont victimes de leur obscurantisme.

Crédits photos : (PHOTOPQR/« LE BERRY RÉPUBLICAIN »/STÉPHANIE PARRA)




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