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Trump montre une fois de plus les crocs face à la caravane de migrants

À une semaine des Midterms où Donald Trump a vu la relative majorité qu'il avait pu obtenir en 2016 baisser drastiquement, la situation à la frontière se tend. Jeudi dernier s'est tenue une manifestation de demandeurs d'asile devant les portes mexicaines de la Californie. Le tout contrôlé de très près par l'armée étasunienne qui survolé la zone en hélicoptère.

Photo : © UESLEI MARCELINO Source : Reuters

Jeudi dernier, les demandeurs d’asile qui occupent depuis quelques semaines des logements de fortune dans la ville de Tijuana au Mexique ont organisé une manifestation pour faire entendre leur colère qui s’amoncelle. En effet, excédés par les conditions dans lesquelles ils doivent attendre un visa étasunien qui tarde, ces derniers ont marché à plusieurs centaines de personnes sur le pont El Chapparal qui conduit à la frontière californienne, protestant contre l’administration étasunienne et réclamant le droit au travail.

Alors que près de 9 000 de policiers et soldats étasuniens ont été déployés afin de garder la frontière et réprimer toutes velléités dont pourrait faire preuve les demandeurs d’asile, ceux-ci ont fait preuve d’une radicalité absolue. Les agents en charge de l’accompagnement dans le cadre légal du processus d’acquisition du visa et les rondes d’hélicoptères étasuniens n’ont pas réussi à intimider les manifestants !

Dans un contexte où des milliers de migrants, dont la plupart viennent du Honduras, arrivent à la frontière, à la recherche d’une vie meilleure, d’un emploi et d’un peu d’argent à envoyer au pays, Donald Trump opte pour le tout répressif.

«  Aujourd’hui nous avons averti le Honduras, le Guatemala et le Salvador que, si ils permettent à leurs citoyens de traverser leurs frontières pour se rendre aux États-Unis, avec l’intention d’y pénétrer illégalement, les investissements s’arrêteront nets !  »

Dans ses apparitions télévisées ou dans ses tweets, Trump fait part de sa volonté de continuer son offensive forcenée envers les pays d’Amérique du Sud, desquels il menace d’une part les industriels, en envisageant l’arrêt des accords commerciaux entre les entreprises mexicaines et des USA et, d’autre part, les demandeurs d’asiles auxquels il promet « la force létale s’il le faut ».

Ces déclarations nous montrent que même si Trump a été affaibli par la poussée relative des bleus-démocrates lors des Mid-terms de la semaine dernière, il tente de se refaire une santé sur le dos de l’Amérique Latine et promet à sa base électorale effritée un salut, en réprimant les migrants. Face à la politique toujours plus agressive de Trump, il devient urgent que les exploités et les opprimées étasuniens apportent leur soutien aux demandeurs d’asiles pour qu’ils puissent passer la frontière.




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