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Du Pain et des Roses

En grève contre le capital !

8 mars : des cortèges Du Pain et Des Roses dynamiques à Paris, Toulouse et Bordeaux

« Violences sexistes, violences sociales : En grève contre le capital ». C’est sous ce mot d’ordre que les étudiantes et travailleuses révolutionnaires du collectif Du Pain et des Roses ont manifestées ce 8 mars. Focus sur les cortèges DPDR à Paris, Toulouse et Bordeaux.

lundi 8 mars

Ce lundi 8 mars, des dizaines de milliers de femmes ont pris la rue partout dans l’hexagone, dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Une mobilisation d’ampleur, dans la lignée des diverses mobilisations féministes de ces dernières années.

A Paris, Toulouse et Bordeaux, les militantes du collectif Du Pain et des Roses et du NPA-Révolution Permanente ont battues le pavé, formant des cortèges révolutionnaires, anti-impérialiste et internationaliste. L’objectif ? Proposer un pôle féministe lutte des classes, indépendant du patronat et de l’État, synthétisé autour du mot d’ordre « violences sexistes, violences sociales : toutes en grève contre le capital ! »

Paris : A l’assaut du ciel (et de la statue place de la République)

Ce sont ainsi plusieurs dizaines d’étudiant.es et de travailleu.se.rs qui ont pris part dans le cortège parisien de Du Pain et des Roses. Un cortège dynamique, rassemblant des salarié.e.s de la SNCF, de la RATP, des femmes de raffineurs de Grandpuits, des travailleu.se.rs de la culture ou bien encore des étudiant.e.s de Paris 1, Paris 8 et Paris 7.

Résolument internationaliste, les manifestantes du cortège Du Pain et des Roses ont apporté un soutien visible, par le biais de pancartes, à la lutte exemplaire en cours au Myanmar contre le coup d’État de l’armée. Une lutte ou les femmes sont en premières lignes, contre la dictature et pour l’acquis de droits démocratiques.

Prendre le ciel d’assaut pour renverser ce systéme capitaliste et patriarcal qui exploite et tue les nôtres, telle est la conviction qui anime les militantes de Du Pain et des Roses. Une conviction qui s’est affichée sur la statue, place de la République, qu’elles ont prises d’assaut pour afficher leur banderole.

Toulouse : tou.te.s solidaire de Rozenn, menacée de licenciement pour avoir dénoncé des violences sexistes et sexuelles dans son entreprise

A Toulouse aussi, le cortège Du Pain et des Roses était bien fourni. Alors que plus de 9000 personnes ont manifestés dans la ville rose, ce sont plusieurs dizaines d’étudiant.e.s et de travailleu.se.rs qui sont sont retrouvé.e.s derrière la banderole « violences sexistes, violences sociales : en grève contre le capital ».

Alors que la aussi, de multiples pancartes soulignés un soutien aux luttes à l’international, la question de la répression qui s’abat contre Assa Traoré, scandaleusement condamnée pour atteinte à la présomption d’innocence. Qu’on se le dise, le combat féministe ne peut être qu’anti-raciste !

Mais à Toulouse, un nouveau cas de répression a éclaté ces derniers jours. Rozenn, étudiante et travailleuse à Chronodrive, militante de Du Pain et des Roses et du NPA-Révolution Permanente, est menacée de licenciement.

Bordeaux : étudiantes et travailleuses crient « Macron et Darmanin démission ! »

Enfin, c’est à Bordeaux que les militantes de Du Pain et des Roses ont constitué un cortège féministe et lutte des classes. La encore, étudiantes et travailleuses ont défilés, affichant leur soutien aux grèves actuelles, alors que la manifestation dans son ensemble a rassemblé plus de 4000 personnes.

Un cortège dynamique, qui a avancé au cri de « Macron et Darmanin démission », mettant en avant la question de la précarité étudiante et de ses conséquences dramatiques, tout en affichant un soutien important aux soignantes et aux soignants, en première ligne contre la pandémie.

Pour un féminisme lutte des classes et révolutionnaires !

A Paris, Toulouse et Bordeaux, les cortèges Du Pain et des Roses ont donc mis en avant un féminisme lutte des classes, totalement indépendant de l’État et des patrons et portant une stratégie révolutionnaire. Comme l’explique Diane, enseignante militante du collectif et du NPA-Révolution Permanente, « si on veut changer les choses, c’est par la rue qu’on peut le faire. C’est en s’organisant avec nos collègues et en prenant le contrôle de nos lieux de travail ».

Un constat que partage Esther, étudiante à Paris 8, qui explique que « la lutte ne doit pas s’arrêter au 8 mars, on invite les femmes à s’autoorganiser sur leurs lieux de travail et d’étude et à continuer le combat contre l’Etat et ce système capitaliste et patriarcal ».

Auto-organisation, internationalisme, anti-impérialisme et stratégie résolument révolutionnaire : c’est ce féminisme que défendent donc les militante de Du Pain et des Roses. Un appel à la construction d’organisations indépendante de l’État, tissant des liens entre mouvements sociaux, de jeunesse et ouvrière, pour une lutte résolue contre l’exploitation et toutes formes d’oppression, mettant son centre de gravité sur le rapport de force, par la grève et dans la rue !




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