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Société

Après quatre jours, et de nombreux dégât, retour sur la tempête Alex

Le 30 septembre, Météo France a nommé « Tempête Alex » la dépression atlantique qui se dirigeait vers la Bretagne, et a ainsi placé de nombreux département sous vigilance rouge tel que le Morbihan dès le 1er octobre pour vents violents. En effet, dans la nuit de 1er au 2 octobre, un record absolu de vent a été enregistré dans le département avec des pointe soufflant jusqu’à 186 km/h à Belle-Île, privant de ce fait quelques 120 000 foyers d’électricité. La « bombe météorologique » a été évacuée ce dimanche vers l’Allemagne, mais a fait beaucoup de ravage sur son passage en France.

lundi 5 octobre

Crédits photo : PHOTO AFP - AFP

Ces quatre jours de tempête sous forme de vents violents et de pluies abondante voir exceptionnelles, ont provoqués des crues « hors norme » dans les Alpes Maritimes. Un record absolu de pluies en 24h a été comptabilisé avec 500,2 mm à St-Martin Vésubie. Des centaines, même des milliers de maisons ont été endommagés voire complètement détruites ; des ponts et des routes ont été emportés ; et ce lundi 5 octobre certaines communes restent inaccessibles que ce soit par téléphone ou par les routes.

Cette tempête a aussi causé des dégâts humain, au moment de l’écriture de cet article, on comptabilise quatre décès et une vingtaine de personnes portées disparues. Dès lors, il s’agit d’abord de retrouver les personnes disparues, mais également de mettre à l’abris des centaines de foyers sinistrés, chose compliqué dans un contexte de COVID. Ainsi, la région PACA a débloqué un fonds de 10 millions d’euros, et les Alpes Maritimes offre une aide de 1 500 par foyers pour les plus touchés, car aujourd’hui tout est à reconstruire dans certaines communes.
Mais, alors que les médias parlent « sans problème d’un phénomène [météorologique] exceptionnel » (Frédéric Nathan, prévisionniste Météo-France), un pompier interrogé par LeMonde se pose une question centrale : « les événements climatiques deviennent de plus en plus instables, mais comment se préparer à ça ? ». En effet, peut-on vraiment considérer ces événements comme des « exceptionnels » à l’heure du changement climatique dont le capitalisme est responsable ?

Tout comme nous assistons chaque année à des étés de plus en plus chauds, ou comme nous avons pu assister à des inondations dans le Gard il y a deux semaine, nous voyons que les manifestations météorologiques « exceptionnelles » tendent à devenir la norme sous le coup du changement climatique. De plus, alors le bouleversement climatique, directement lié au capitalisme, fait déjà et s’apprête à faire encore de nombreuses victimes, il s’agit de voir que ce sont encore une fois les population les plus précarisées qui sont et vont être les premières touchées. Alors changeons le système, pas le climat.




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