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Politique

Bordeaux Acte XII : Les Gilets Jaunes aquitains ne lâchent rien

L'acte XII bordelais montre encore une fois la détermination des Gilets Jaunes à continuer la lutte contre le gouvernement. Avec plus de 11 000 manifestants, la mobilisation ne faiblit pas à Bordeaux. Au moment où paraît cet article, la manifestation n'est toujours pas terminée.

samedi 2 février

Pour ce douzième samedi de mobilisation, plus de 11 000 Gilets Jaunes venus de toute l’Aquitaine se sont retrouvés à Bordeaux pour manifester. Rendez-vous donné à l’habituelle Place de la Bourse à 13H, le cortège est finalement parti prendre les rues de la ville. Le cortège est ainsi parti par la porte de Bourgogne pour se diriger vers Place de la république par le cours Victor Hugo, puis a pris la route du Grand théâtre et de la rue sainte Catherine pour rejoindre la place de la victoire avant de finir sur la place Pey Berland.

On remarque la présence d’un cortège étudiant, en tête de manifestation, dynamique et ambiancé derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Étudiants et Gilets Jaunes contre Macron et son monde ». La présence des étudiants dans cette mobilisation des Gilets Jaunes montre qu’ils sont aussi les victimes de la précarité, avec plus de la moitié des étudiants obligés de travailler pour payer leurs études. Ces conditions de précarité ont de graves conséquences comme on le voit avec le décès de Franck Page lors d’une course vélo à Bordeaux.

Cet acte sous le signe d’un hommage aux victimes de la répression policière a été largement suivi par les Gilets Jaunes mais la répression policière a aussi été de mise. En effet, alors que les manifestants arrivaient place Pey Berland aux alentours de 16h, les forces de l’ordre ont directement chargé de toutes parts. Il est à noter une utilisation extensive du Flashball dès le départ des affrontements, avec plusieurs personnes touchés et mises à terre.

Toujours face à cette répression, on retrouve la présence du Collectif contre les répressions policières Bordeaux rassemblé autour de leur banderole sur laquelle on peut lire : « Macron et ses sbires mutilent. Juppé complice. Collectif contre les répressions policières ».

Le mouvement des Gilets Jaunes n’est donc pas prêt de s’éteindre à Bordeaux et l’on imagine que l’appel à la grève générale, de la part de la CGT et de SUD, sera une date charnière pour le mouvement. En effet poussées par les bases syndiquées déjà largement impliquées dans la bataille des Gilets Jaunes, les directions des centrales ont été contrainte de poser cette journée de grève. Par le blocage de l’économie, la grève générale peut être un nouveau point d’appui pour exercer un rapport de force sur le gouvernement.




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