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Politique

La force de la solidarité "gilet jaune" !

Christophe Dettinger, en semi-liberté, est sorti de prison

A l'issue du procès qui s'est tenu la semaine dernière, Christophe Dettinger a été condamnée à 12 mois de prison ferme en semi-liberté ainsi que 18 mois avec sursis. Aujourd'hui Christophe a pu sortir de prison et retrouver sa famille. Il devra néanmoins retourner tous les soirs dans sa maison d'arrêt.

mercredi 20 février

image : page Facebook "Soutien à la famille Dettinger"

La sortie de Christophe Dettinger, mobilisé dans le mouvement des gilets jaunes était attendue. Ce matin, sa famille attendait les retrouvailles.

Cet ex-boxeur gilet jaune, condamné pour avoir frappé deux gendarmes lors de l’acte 8 des Gilets Jaunes. Cet acte visait à protéger des manifestantes des agressions policières subies toutes les semaines à l’encontre des gilets jaunes.

Interrogé par les journalistes à sa sortie de prison, il n’a pas tenu à commenter très longuement sur la peine prononcée lors de son procès. Mercredi matin, il a prononcé quelques mots devants les caméras de BFMTV : « J’ai toujours une peine à faire, c’est toujours pénible. Je n’ai pas été libéré comme ça. Maintenant c’est le prix à payer ».

Son avocate a précisé que Chistophe Dettinger fera « une vidéo lui-même, qui sera mise en ligne ultérieurement » afin de remercier les nombreux soutiens. En effet, le soutien du boxeur par les Gilets Jaunes a été immédiat étant donné la répression féroce qui s’abat sur eux depuis le début du mouvement. En effet, la détention en prison jusqu’à son procès puis la peine décidée par le tribunal est vécue comme une injustice énorme au regard de la différence de traitement judiciaire évident entre lui et Benalla qui courait toujours en liberté. De même, les forces de police jouissent d’une liberté totale de réprimer et mutiler. 140 enquêtes IGPN ont été ouvertes pour violences policières depuis début novembre et aucun policier n’est à l’heure d’aujourd’hui maintenu en détention provisoire ou inquiété.

Le procureur de la République réclamait une peine exemplaire lors du procès mercredi dernier : deux ans fermes. C’est en partie grâce au large soutien reçu par les Gilets Jaunes que le juge a prononcé une peine moins lourde que celle souhaitée par le procureur.

Ainsi, chaque matin pendant un an, le héros du mouvement des Gilets Jaunes devra quitter le centre de détention pour se rendre à Arpajon, où il exerce en tant que fonctionnaire territorial mais « ses horaires sont très stricts puisqu’il doit regagner le centre de semi-liberté de Corbeil-Essonnes juste après son travail », a indiqué son avocate. Une peine moins lourde certes, mais pas la relaxe. Les Gilets Jaunes continuent de demander sa libération totale.




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