^

Société

Répression

Des militants écologistes en procès pour avoir participé aux décrochages du portrait présidentiel

Neuf jeunes militants, dont un vidéaste connu, seront jugés au tribunal de Paris ce mercredi pour avoir participé aux décrochages du portrait présidentiel dans les mairies : retrouvons-nous ce mercredi à 8H au rassemblement de soutien à ces militants !

mardi 10 septembre

Ils sont 9 militants, pour la plupart jeunes (entre 25 et 35 ans) et seront jugé-es au tribunal de Paris ce mercredi pour avoir participé aux actions de décrochages du portrait présidentiel dans les mairies des III, IV et Vème arrondissements. Ils souhaitaient dénoncer l’inaction climatique du gouvernement.

Parmi eux, le vidéaste Vincent Verzat dénonce sur sa page Partager c’est Sympa les méthodes de répression du gouvernement, les attitudes des représentants des forces de l’ordre, et leurs tentatives de manipulation. Il accuse très clairement la police de mentir, « sur les exigences du formulaire de déclaration d’identité, sur l’ampleur des peines qu’(il) risquait pour refuser de donner (s)on ADN. » et reporte aussi la tentative des policiers de l’auditionner sans la présence de son avocat.

Plus largement, il dénonce ce que de nombreux organismes nationaux et internationaux dénoncent depuis le début du quinquennat de Macron : la difficulté pour les journalistes de reporter les évènements d’actions politiques (manifestations, actions…) sans craindre la répression policière et judiciaire. À ce titre, Vincent Verzat souligne que ces procès sont politiques et pas judiciaires.

Cette répression policière et judiciaire qui s’abat sur des militants écologistes est une démonstration (s’il en faut encore une) de l’hypocrisie du gouvernement Macron, qui prétend agir avec force sur les questions écologiques, qui proclame « Make Planet Great Again » face à Trump, qui se donne en spectacle face à Bolsonaro pour déplorer les feux en Amazonie, mais qui est incapable de répondre à la contestation, en l’occurrence non-violente, de militants écologistes autrement que par sa police et sa justice. Des militants écologistes qui ont par ailleurs raison de dénoncer la vacuité des mesures écologiques prises par le gouvernement français. Ces procès politiques sont donc aussi une nouvelle démonstration de la nature partiale de la police et de la justice d’État en France, qui servent des intérêts politiques clairs : ceux de Macron et de la bourgeoisie qu’il représente.

À titre d’exemple, la peine encourue par Vincent Verzat est de 75 000 euros d’amende et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement. Il décompte 57 décrocheurs.euses à être poursuivis dans 17 procès, 74 perquisitions et 900 heures cumulées de garde à vue. Un rassemblement a été appelé devant le Tribunal de Paris, ce mercredi à 8h, en soutien aux prévenu-es, appelé « Procès de l’inaction climatique et sociale ». Nous exprimons notre solidarité avec toutes les victimes de la répression policière, et à tous ceux qui doivent faire face à la justice bourgeoise qui criminalise celles et ceux qui tentent de contester le pouvoir en place. En l’occurrence, nous exprimons notre soutien à Marion, Pauline, Thomas, Emma, Etienne, Cécile, Félix et Alma et Vincent Verzat.




Mots-clés

Ecologie   /    Répression   /    Société