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Vérité et justice

Guadeloupe. Un homme meurt à l’hôpital après un contrôle de police, la famille demande la vérité

En Guadeloupe Claude Jean-Pierre est mort dans des circonstances troubles, après un contrôle de gendarmes qui l'a conduit à l'hôpital pour une double fracture des cervicales et des hématomes au visage. La famille réclame vérité et justice.

mercredi 16 décembre 2020

Le texte suivant est un communiqué de la famille de la victime qui circule sur les réseaux

Le samedi 21 novembre en rentrant chez lui vers 14 heures, Claude Jean Pierre dit Clodo Bibik est contrôlé par la gendarmerie au centre ville de Deshaies.

A la suite de ce contrôle, les secours sont appelés pour un malaise, puis le SMUR prend le relais car son état de santé se dégraderait.

A son arrivée au CHU de Pointe-à-Pitre, des examens sont effectués d’urgence et il est constaté une double fracture des cervicales dont une instable qui compresse la moelle épinière et des hématomes au visage, il est admis en réanimation. Il doit être opéré d’urgence.

L’opération a lieu le mardi 24 novembre et se déroule avec succès
selon les docteurs. On nous explique que tout s’est bien passé mais qu’une lésion de la moelle épinière est constatée et qu’il est trop tôt pour savoir si son état de tétraplégie constaté sera permanent. L’espoir renaît pour nous, les membres de sa famille, mais il fut de courte durée.

Le jeudi 03 décembre alors que l’on nous annonçait la veille un pronostic vital non engagé, il décède....

Dès la veille de son décès, une plainte est déposée contre les gendarmes de Deshaies mis en cause, tant les circonstances de son arrestation sont troubles. Il y a incohérence entre les faits décrits par les gendarmes et les blessures constatées plus tard par les services médicaux.

Nous demandons accès aux images de la vidéosurveillance de la mairie de Deshaies qui a pu filmer la scène de l’arrestation de M. Claude Jean-Pierre le 21 novembre 2020, la saisie de l’IGGN, la suspension des gendarmes impliqués dans ce drame et la saisine de un ou plusieurs juges d’instruction afin que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue.

Dans un contexte social où nous sommes de plus en plus victimes d’agressions de la part de ceux qui sont censés nous protéger, le silence doit être brisé et la vérité établie.

Toute une famille pleure aujourd’hui et c’est la Guadeloupe entière qui doit être révoltée par cette situation. Notre combat commence et nous espérons ne pas être seuls face à ce mur qui se dresse doucement face à nous, car cela aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous .

Un guadeloupéen est décédé dans des circonstances inacceptables et cela ne doit pas se passer sous silence. Justice doit être rendue et la vérité doit éclater.

JUSTICE POUR CLAUDE JEAN-PIERRE !




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