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Du Pain et des Roses

Ni nationales, ni patronales, nos fiertés sont internationales !

Nous ne serons pas invisibles : 35 000 personnes à la marche des fiertés de Toulouse

Ce samedi 9 octobre, et après de nombreuses incertitudes quant à la tenue même de l’événement, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé à la Pride de Toulouse. Au sein d’un cortège radical bien garni et dynamique, nous, militant.e.s de Révolution Permanente, étions présent.e.s sous les bannières du collectif féministe révolutionnaire Du Pain et des Roses.

dimanche 10 octobre

Si jusqu’à la veille de l’événement, la Pride de Toulouse a été menacée d’une interdiction du parcours par la préfecture, ce sont environ 35 000 manifestant.e.s qui ont défilé selon Pride Toulouse ce samedi 9 octobre, dans le centre de la ville rose. Une démonstration de force alors que la préfecture promettait de jouer la carte répressive.

Si, très ironiquement, une série d’acteurs institutionnels, comme la région Occitanie, ou patronaux, comme Airbus, ont mobilisé les grands moyens au sein du cortège à grand renfort de camions sono, c’est avant tout la volonté d’afficher nos fiertés et le refus d’être invisibilisés qui prédominait dans la Pride toulousaine. Une détermination qui s’est traduite dans un cortège radical bien fourni et dynamique.

Ni nationales, ni patronales, nos fiertés sont internationales !

Dans une ambiance festive et déterminée, le cortège radical rassemblant associations, collectifs féministes, organisations politiques et syndicales a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Batucada, drapeaux, pancartes et slogans étaient au rendez-vous.

C’est au sein de ce cortège radical que les militants de Révolution Permanente ont défilé sous les bannières du collectif féministe et révolutionnaire Du Pain et des Roses (DPDR).

L’occasion pour Alberta, étudiante à l’université du Mirail et militante du collectif, de dénoncer l’hypocrisie d’une pride commerciale, où l’État et le patronat défilent quand, dans le même temps, les attaques pleuvent contre les LGBTI + et les femmes, dans les entreprises comme dans la société en général.

Dans le cortège DPDR, des étudiant.e.s bien sûr, mais aussi des travailleuses et des travailleurs étaient présent.e.s. Pour Gaëtan Gracia, ouvrier dans la sous traitance Aéronautique et militant à Révolution Permanente, « on ne peut pas laisser les LGBTI+ prendre sur la gueule, dans tout le contexte avec Zemmour et les réactionnaires qui ont la confiance, on ne peut pas les laisser seuls, ils ont besoin d’alliés [...] Le mouvement ouvrier devrait se positionner en tant qu’allié des luttes contre toutes les oppressions ».

Rien n’est fait pour mettre en place des structures de soutien pour les élèves !

Alors que l’éducation nationale a sorti il y a quelques jours une circulaire sur l’accueil des enfants trans dans le cadre scolaire, rien n’est mis en place pour l’application concrète de ce type de politique. A ce sujet, Julian, professeur dans l’éducation nationale et militant à Révolution Permanente, rappelle que le manque de moyens a des conséquences sur la vie des élèves « Dans l’éducation nationale, on a des budgets qui sont diminués absolument tous les ans. Dans certains cas, on peut avoir une assistante sociale pour 1000 élèves !Il n’y a rien qui est fait pour mettre en place des structures de soutien pour les élèves au sein des établissements ! explique-t-il.

Face à cette situation, Adrien, étudiant au Mirail et lui aussi militant à DPDR et à Révolution Permanente, est revenu sur les violences et sur la précarité intense que subissent les personnes lgbti+ au quotidien, en particulier à l’école, à l’hôpital et dans la société en général. « Il faut des moyens dans des secteurs comme la santé, comme l’éducation qui actuellement manque cruellement de moyen pour prendre en charge les enfants, les adolescents trans, qui manque cruellement de moyen pour prendre en charge les violences sexuelles ! » explique t-il.

Ce mercredi 13 octobre, projection du film « Pride » et débat à la fac du Mirail

Ce 9 octobre a donc été marqué par une mobilisation massive à Toulouse pour les droits des personnes LGBTI+ dans un contexte fortement marqué par les discours réactionnaires assumés, ouvertement racistes, islamophobes, transphobes, homophobes et sexistes.

Un contexte qui rappelle aussi que ce combat ne se borne pas aux seules grandes dates de manifestations, mais est une bataille quotidienne contre toutes les formes d’oppressions et d’exploitation.

C’est pourquoi les militantes de Du Pain et des Roses et Révolution Permanente organisent une projection / débat autour du film Pride ce mercredi 13 octobre, à l’amphi B de la fac du Mirail à 18h10. L’occasion d’échanger, mais aussi de préparer les luttes à venir et la riposte politique nécessaire face à la montée des discours réactionnaires à l’approche des élections présidentielles. Rendez-vous est donc pris !




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