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Politique

Violences policières

VIDEO. 135 euros d’amende, insultes racistes : un employé de Santé Publique témoigne

« Je vais être explicite avec toi sale arabe ». Alors qu’il rentrait chez lui à Aulnay-sous-bois, un employé de Santé Publique se prend gratuitement 135 euros d’amende et 7 points en moins sur son permis, le tout accompagné d’insultes racistes.

lundi 30 mars

Un employé de Santé Publique France, informaticien chargé des serveurs de cette structure de santé, s’est fait réprimer par la police alors qu’il rentrait chez lui après son travail. Dans ce témoignage hallucinant, publié par Cerveaux non disponibles, cet employé raconte en effet qu’alors qu’il rentrait à son domicile à Aulnay-sous-bois, il se fait interpeller par la police qui se met à son niveau et le klaxonne. L’employé présente alors le laisser-passer de son employeur qui certifie qu’il a l’autorisation de se déplacer 24h/24 et 7jours/7 en Ile de France dans le cadre de ses fonctions.

Prenant pour prétexte le fait qu’il ait oublié d’inscrire son année de naissance sur son autorisation, les policiers l’insultent : « Si vous avez pas mis votre année de naissance c’est parce que vous avez une tête de con ». Puis, un agent prend en photo son attestation, et lui explique qu’il recevra une amende de 135 euros chez lui, car le document est daté de la veille : au moment de l’interpellation, il est environ 00h07. Quelques minutes plus tard, le policier continue de l’insulter : Tu vas circuler petit enculé, c’est moi qui te le dis ».

Et ce n’est pas la fin de l’acharnement, alors qu’il est garé et qu’il a son téléphone à la main, les policiers prennent un nouveau prétexte pour réprimer le salarié : ils lui expliquent qu’il vient de perdre 7 points sur son permis pour cause de « téléphone au volant et refus de priorité » et lui affirment que « ce sera ta parole contre la nôtre ». Enfin, ils le menacent une nouvelle fois par des insultes racistes : « Ecoute moi bien je vais être explicite avec toi sale arabe, maintenant tu vas aller te faire enculer ailleurs, ou bien on va t’embarquer ».

Dans son témoignage, l’employé de Santé Publique France raconte son sentiment d’humiliation : « Je me sentais être à ses pieds, il faisait ce qu’il voulait de moi ». Un nouveau témoignage qui vient confirmer le déchaînement des forces de police dans les quartiers populaires, amplifié en contexte d’état d’urgence sanitaire.




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