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Notre classe

Répression anti-syndicale à la SNCF

200 cheminots en colère contre le licenciement d’une collègue à Toulouse

A l'appel de la CGT, 200 cheminots actifs ou retraités se sont retrouvés devant le siège régional Midi-Pyrénées de la SNCF en soutien à Carole, cheminote victime de répression anti-syndicale de la part de la direction. L'acharnement d'une direction toujours plus inhumaine et aveugle passe par le licenciement de cette syndicaliste, mère seule de deux enfants, après sept ans de procédure et de harcèlement. Correspondants cheminots

C’est ce jeudi 23 février que les cheminots de la région toulousaine se sont donnés rendez-vous pour interpeller le directeur de la branche Mobilités locale. L’envahissement d’une réunion a permis à cet élan de solidarité de démontrer que le lynchage de leur collègue ne passerait pas. Mère seule, 2 enfants et déjà 7 ans de procédure, de harcèlement et de litige avec sa hiérarchie. Sa santé sera le tribut à payer pour ne pas vouloir rentrer dans les clous, se laisser faire. Son engagement syndical n’est sans doute pas pour rien dans leur rigueur à classer le dossier. De mesquineries en mesquineries, comme par exemple envoyer une convocation pour acter de son sort alors qu’elle était en arrêt maladie, au fait que le site toulousain n’a pas réussi à décider de la sanction (par vote), alors il fut demandé à l’EPIC de tête, c’est-à-dire Paris, de trancher. Comment le destin d’une personne peut-il être géré de cette manière et en plus par des personnes qui ne la connaissent pas, qui ont forcément un dossier à charge, ne serait-ce que pour ne pas faire perdre la face aux dirigeants de « proximité » ? Comment ne pas être révolté par cette injustice ? 
 

De multiples messages furent passés au directeur par les intervenants dans la salle. De commencer par faire descendre les pontes, pour qu’ils gèrent eux-mêmes la situation qu’ils ont provoquée. De cesser immédiatement cette logique d’attaque anti-syndicale, et ce dans toutes les régions où malheureusement cela se produit. Des militants de SUD-Rail étaient venus soutenir Carole et faire comprendre à la direction que cette répression ne passera pas. Le message était claire : il faut trouver une solution pour Carole et arrêter la répression. La menace d’une grève, ou d’autres formes d’actions, furent clairement évoquées si la situation n’évolue pas dans le bon sens, c’est-à-dire la levée de sanctions pour Carole. A vouloir faire des exemples et envoyer des messages pour casser toutes formes de révolte, la SNCF risque d’être surprise que l’effet soit inversé et pousse d’autant plus les cheminots à se battre pour leurs droits, à commencer à se coordonner dans les différents secteurs et établissements pour dire STOP à la répression. L’histoire de l’arroseur ... 

Signez et partagez la pétition : http://petitioncarole.wesign.it/fr 




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