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Société

Aux 1% qui s’engraissent sur le sang et la sueur des 99% autres

56 milliards aux actionnaires en 2016 : ils s’engraissent pendant qu’on crève !

L’annonce est passée relativement inaperçue et pourtant elle est lourde de sens : en 2016, les entreprises françaises du CAC 40 ont versé 56 milliards de dividendes aux actionnaires. Pendant que les licenciements pleuvaient, que les lois rétrogrades comme la loi travail et tant d’autres continuaient à être promulguées, les profits s’accumulaient, encore et encore, dans les mêmes poches.

A tous ceux qui disent que travailler, ce n’est pas être exploité : expliquez moi comment les entreprises du CAC40, qui emploient entre 4 et 5 millions de salariés peuvent dégager chaque année plus de 50 milliards à donner purement et simplement en dividendes ? Soit 10 000 € pour chacun des employés de ces groupes géants ! Il y a un mot, simple, ancien, et qui a aujourd’hui plus de sens que jamais : c’est de l’exploitation pure et simple. Quand on pense que dans ce même CAC 40, les entreprises cherchent le moindre moyen de dégager plus de profits, on ne peut qu’être dégouté. Certains répondront : « les entreprises sont en difficulté avec la crise »… du blabla à n’en plus finir qui ne peut que dégouter le moindre employé ! Des exemples ? Airbus, 1,7 milliards d’euros versés aux actionnaires cette année, demande aux employés de pointer en bleu de travail pour rogner sur le temps payé… Sanofi, première entreprise en termes de dividendes, a donné près de 6,6 milliards d’euros de dividende, soit plus que le PIB de trente pays dans le monde, pendant qu’elle pistait ses employés avec de puces électroniques et qu’elle commercialisait des médicaments qui ont simplement tué des gosses.

Continuons la liste des salopards, la longue liste des fait d’armes des patrons voyous, des exploiteurs qui font leur beurre sur le sang des pays du Tiers-monde et sur la destruction de la planète avec Total, second au classement des pourvoyeurs de dividendes ! 5,9 milliards pour celles et ceux qui possèdent les petits bouts de papiers qu’ils appellent « actions » ! Quel bilan ? Guerres du pétrole en Afrique et au Moyen Orient, quand ce n’est pas la déforestation pour l’huile de palme !

On ne parlera pas des banques et assurances, comme la BNP ou Axa, qui ont versé respectivement 2,9 et 2,6 milliards d’euro à leurs actionnaires, dont le principal travail est le harcèlement systématique des jeunes sur la paille, des chômeurs longue durée, des femmes célibataires avec enfants, des retraités délaissés, pour leurs petites amendes parce qu’on a dépassé un plafond qu’ils n’arrêteront jamais de trouer.

Finalement, l’oscar du vautour, le césar de l’escroc ultime, du voleur universel, de la pourriture vivante revient pour moi à Vivendi et à ses actionnaires… parmi lesquels le bienfaiteurs de tous les peuples, le pourvoyeur du bonheur du monde, le créateur de tout réconfort Vincent Bolloré, a remporté cette année près de 1,15 milliards d’euros rien que pour lui en dividendes de Vivendi, qui en distribué 5,74 à tout ses actionnaires.

Je me souviens de ce que l’on chantait dans les rues de Paris ce printemps :« Bolloré au bûcher… Lagardère au cimetière… François Hollande en hachis de viande … Pierre Gattaz au RSA … Bernard Arnault à l’échafaud… » ; Des chants qui prennent tout leur sens quand on sait que jamais leurs dividendes ni leur argent n’achètera nos rêves, nos élans et notre volonté inébranlable d’un monde qui serait tout simplement débarrassé de cette vermine. Un monde sans actionnaires, sans patrons, sans capital, lavé de leur immondice. S’ils veulent nous nettoyer au karcher, nous nous emploierons à tout simplement les supprimer avec leurs privilèges et leur prendre, leur exproprier ce qui est le plus cher à leur yeux : leur droit à propriété qui devrait justifier notre devoir à la misère.




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