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Notre classe

Mélenchon sur le Vieux-Port

60 000 personnes : première démonstration de forces à Marseille

Pour la première mobilisation contre la loi Travail XXL, plus de manifestants ont défilé que pour la première manifestation contre la loi Travail dite El Khomri. Une contestation massive qui exprime un premier ras-le-bol contre les effets déjà néfastes de la politique du gouvernement Macron.

Á Marseille, le décompte des manifestants est toujours sujet à polémiques. S’il est un point sur lequel la police et la CGT ont été d’accord ce 12 septembre, à toute raison gardée, c’est que la mobilisation était massive. Alors que la toute première manifestation contre la loi El Khomri avait mobilisé 5 600 personnes selon la police et 60 000 selon les syndicats le 9 mars 2016, ce sont 7 500 manifestants selon les forces de l’ordre et 60 000 selon la CGT qui ont foulé le pavé sur le trajet traditionnel entre le Vieux-Port et Castellane.

Le cortège était majoritairement constitué de délégations de la CGT, provenant de la pétrochimie, du Port Autonome, des hôpitaux, de la RTM (le réseau de transport public local) mais aussi de la FSU, de SUD, de la CNT et même de la fédération des Transports de FO refusant la capitulation de Jean-Claude Mailly. Le fondateur de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon et le député PCF de Martigues, Pierre Dharréville étaient également présents dans le cortège. Leurs partis respectifs étaient de la fête tout comme LO et le NPA.

Au-delà des organisations présentes, ce qui était marquant dans le cortège, c’était la colère à l’égard de cette loi qui précarisera encore davantage les travailleurs et vis à vis du mépris du président de la République contre « les fainéants, les cyniques et les extrêmes ». La colère monte avec les premiers effets de la politique de ce gouvernement au service du patronat. Au lycée Saint-Exupéry dans les quartiers Nord de Marseille, les plus déshérités, la suppression des contrats aidés entraîne la perte de 28 emplois dans un établissement déjà au bord de l’explosion. Le rectorat a dores et déjà rétabli une dizaine de postes face à la fronde des enseignants et entretient le suspense pour une dizaine d’autre. Plusieurs d’entre eux étaient dans la manifestation de ce matin contre l’offensive globale du gouvernement.

La police et les CRS étaient à nouveau présents massivement aux abords du cortège, dans un premier temps moins enclin à déchaîner leur violence habituelle, ils ont tout de même et sans surprise chargé le cortège de tête rassemblant les manifestants les plus autonomes et les plus radicaux. Nos camarades ont pu se disperser dans la manifestation sans interpellations.

Une assemblée générale a eu lieu dans l’après-midi dans le local de Solidaires pour préparer les prochaines échéances. Plus de 300 arrêts de travail ont eu lieu aujourd’hui dans le département. Et ce n’est sûrement qu’un début. Tant que le gouvernement maintiendra son projet de destruction du Code du Travail, la cité phocéenne restera en ébullition.




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