Révolution Permanente N° 8

RP08 - Mars 2013 - 68 pages Crise de popularité du gouvernement Attaques du patronat Les luttes à la recherche d'une stratégie commune

Le vendredi 11 janvier dernier a constitué, si l’on veut le matérialiser dans une date, un point d’inflexion important pour le gouvernement. Ce jour-là, l’Accord national interprofessionnel (ANI) dit de «  sécurisation de l’emploi » a été signé entre les « partenaires sociaux  » (mis à part la CGT et FO), permettant à François Hollande de se peindre en homme providentiel, celui du dialogue social à l’allemande après des années de confrontation. Le 11 toujours, l’Elysée a déclenché une guerre – censée être éclair au Nord du Mali, présentant le président comme un homme décidé, après des mois de critique sur la paralysie de son gouvernement (voir l’article de Claire Manor dans ce numéro). Après une première période pendant laquelle il a subi la pression conjointe du grand patronat et de Berlin, son principal partenaire européen, qui se plaignaient de la lenteur sur le front de l’austérité et souhaitaient avoir les mains libres pour accélérer le rythme des licenciements et des fermetures, le gouvernement est donc passé à l’offensive depuis début janvier. Après l’ANI, c’est une nouvelle loi de casse de l’université, qui complète les décrets Peillon pour le primaire et le secondaire, qui a été présentée (voir l’article de Marah Macna dans ce numéro). En parallèle était annoncée une nouvelle réforme des retraites, qui pourrait porter à 43 annuités la durée légale de cotisation et accélèrerait les mesures de la réforme Fillon, le tout alors que de nouvelles restrictions budgétaires sont annoncées par Jean-Marc Ayrault!